AGRESSIONS ENVERS LES VAUDOIS? LE CONSEIL D'ÉTAT UTILISE LE CACHE-SEXE DU LÉGALISME POUR NE RIEN FAIRE!
A lire le rapport de la commission:
Les débats furent nourris et fort intéressants. Ce postulat soulève un réel problème de société (alcool, violence, incivilité, pour ne citer que ces points qui ont suscité de longues et intéressantes discussions). C'est par 3 oui, 5 non et 1 abstention que la commission n'entre pas en matière. Pas de rapport de minorité.
Mais il faut lire en détails le rapport pour comprendre le manque de courage patent de la Conseillère d'Etat pour oser rentrer en matière, ressassant en fait sans cesse des concepts usés et abusés, de "besoin de prévention avant la répression, manque de bases légales, refus de fournir des statistiques par nationalité des criminels".
La Commission s'accorde à dire qu'il ne faut pas banaliser la violence mais que l'on doit y apporter des solutions et que si la répression est nécessaire elle doit être accompagnée de mesures de prévention. La conseillère d'Etat prend la parole et remet à chacun un exemplaire du CRIPOL 2007 (Statistique policière de la criminalité dans le canton de Vaud). C'est dans ce document que l'on trouve un certain nombre de réponses au postulat.
Mme la conseillère d'Etat fait le lien avec la discussion qui vient d'avoir lieu, à savoir que la rétorsion sans prévention, ce n'est pas suffisante. Elle souligne que le débat politique concernant les rétorsions contre les parents a déjà eu lieu dans le canton. Il s'agit d'un point sensible. Pour l'instaurer, il faut une base légale formelle. Interdictions de périmètre : sont à la limite des libertés constitutionnelles. Prévention : des programmes de tous genres sont déjà en cours ("La Prévention, c'est l'affaire de tous", PUERO, Conseils régionaux de prévention et de sécurité) pouvant être généralisés dans le canton. Des actions de prévention plus transversales et interdépartementales pourraient être mises en œuvre, impliquant les partenaires tant cantonaux que communaux.
Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire comme catéchisme de gauche! Elle ajoute qu'une deuxième partie des états généraux a lieu avec les experts et rappelle que pour introduire de nouvelles obligations (interdictions de périmètres, interdiction de remise d'alcool, obligations aux parents de se soumettre à des décisions de police, etc.), il faut des bases légales. Par contre, si la prévention est incluse dans les mesures d'accompagnement, il n'y a pas besoin de base légale.
Après un tel baratin, on voit comment les politiques se renvoient la balle au lieu d'aider vraiment les citoyens. On remarque là un bel exemple du légalisme à son paroxisme, et qui permet honteusement de se chacher derrière. On justifie l'inqualifiable sous de faux motifs sociaux pour surtout ne prendre aucune décision. On utilise ensuite une armée de sociologues pour chercher dans le psyché de criminels franchement rigolards et le tour est joué. Circulez M'sieux Dames, Circulez!
On voit qu'après l'échec de Police Unie et le fix legislatif proposé en lieu et place par la Conseillère d'Etat, les choses ne vont pas s'arranger, et que les communes ont malgré tout besoin de connaitre l'état de la situation en ce qui les concerne et les solutions à y apporter. Si les bases légales n'existent pas au niveau cantonal, alors laissons les coudées franches aux communes pour légiférer, et prononcer par exemple des interdictions de perimetres aux recidivistes.
-
13 Novembre 2009 à 00:22 dans
- Général




