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UDC Morges - Le forum de la section locale

Initiative pour le renvoi : le Conseil fédéral veut garder les étrangers criminels en Suisse

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de rejeter l’initiative “pour le renvoi des étrangers criminels”. Une fois de plus, il s’avère que le gouvernement ne prend pas au sérieux les soucis légitimes de la population. Peu de temps après son lancement, cette initiative avait déjà recueilli plus de 230′000 signatures. L’UDC demande donc au Conseil fédéral de mettre rapidement au vote ce texte qui touche de toute évidence un sujet considéré comme brûlant par de nombreux citoyens.

Les statistiques criminelles suisses sont marquées par une hausse constante de la violence étrangère et juvénile. Aujourd’hui, un séjour en prison est la manière la plus avantageuse d’apprendre les langues de certaines régions du monde. Car les Suisses (les naturalisés compris) y constituent une petite minorité – par exemple, seulement 36% pour les cambriolages, 20% pour le trafic de drogues et 18% pour les bagarres. C’est dire que la population suisse est confrontée tous les jours aux conséquences graves de la criminalité étrangère. Cette situation est le résultat de la politique de sécurité irresponsable menée par la coalition de centre-gauche. Au lieu d’agir avec toute la dureté nécessaire contre les malfaiteurs pour obtenir un effet dissuasif, les autorités responsables se montrent trop souvent complaisantes à l’égard des criminels.

Pour mettre fin à cette situation intolérable, l’UDC a déposé le 15 février 2008 son initiative populaire “pour le renvoi des étrangers criminels”. Ce projet a réalisé un résultat record puisque plus de 232′000 citoyennes et citoyens l’ont appuyé par leur signature. Un signe clair que la population en a assez de cette situation. Les lois et les règles de notre pays sont valables pour tous : ce principe doit retrouver toute sa valeur. L’initiative UDC pour le renvoi des étrangers criminels est un pas important dans la lutte contre la criminalité étrangère croissante et elle clarifie la situation. Les brebis galeuses ou moutons noirs, qui violent la loi ou qui abusent des œuvres sociales suisses pour s’offrir une vie confortable, doivent quitter le pays. Cette initiative populaire rétablit la sécurité et dissuade les délinquants potentiels.

En rejetant l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels, le Conseil fédéral ignore le droit des citoyennes et des citoyens suisses à la protection de leur propriété, de leur intégrité physique et de leur vie. Le soutien énorme que la population a apporté à cette initiative confirme clairement que les Suisses n’acceptent plus la situation actuelle. Il s’agit donc d’accélérer l’examen de cette initiative pour la soumettre rapidement au peuple. Un contre-projet indirect n’entre pas en ligne de compte pour l’UDC. Mais voilà : notre gouvernement préfère chouchouter les étrangers criminels que de les empêcher, en les expulsant systématiquement de Suisse, d’assassiner, de violer, de trafiquer avec des drogues ou d’abuser des assurances sociales.

(C) Communiqué UDC Suisse, 15.10.2008

Pour constater l'ampleur du désastre, il suffit de consulter les pages de l'Office Federal de la Statistique:
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/19/04/02/02/01.html


Affaire Schmid – La farce continue

Après le rejet sans surprise du programme d’armement par le Conseil National ce matin, c’est toute la stratégie du 12 décembre 2007 qui prend l’eau. Le PDC a donc beau jeu de critiquer ce vote, alors il porte l’entière responsabilité de la situation. Après que le Conseil des Etats – surreprésenté par le PDC et PRD - a approuvé au mépris du peuple l’envoi de cours de répétition à l’étranger, le Conseil National ne pouvait également pas souscrire au suivisme européen (et pro-OTAN) en vogue au DDPS. La réalité est également que l’économie ne peut plus accepter de laisser partir ses employés pour remplir des tâches de police à moindre prix pour garder par exemple les ambassades étrangères, ou les sauteries internationalistes comme l’ONU, le G8, et le WEF. Difficile également de tirer un bilan positif  de la mission de pseudo-pacification au Kosovo. Les Kosovars de Suisse ont certes bien applaudi l’indépendance de leur pays, mais préfèrent garder leur confort helvétique. Contrairement à Micheline Calmy-Rey, ils ne sont pas tombés sur la tête. Compte tenu du passé criminel et corrompu du président Kosovar, ce n’est donc pas demain que notre mission s’arrêtera. A se demander si les engagements militaires tant prônés par l’OTAN se termineront un jour…

On le voit donc bien, l’armée n’a plus de stratégie claire et le politiquement correct de la démocratisation de pays tiers (et surtout tribaux) via les gentilles troupes pro-OTAN ne tient pas la route. C’est évidemment en amont qu’il faut agir, et c’est la que le bas blesse quand on connait la corruption et sympathies terroristes de nombreux éléments au sein des forces pakistanaises, afghanes et iraquiennes. Y aller pour faire de la figuration ne sert donc a rien. On peut également s’interroger sur les capacités de notre armée à répondre à une menace terroriste par des moyens conventionnels datant du siècle dernier. Ce n’est pas tant l’armée de milice qui pose problème, mais ses objectifs. La réalité est que le politicien Samuel Schmid préfère suivre la politique tranquille du suivisme européiste (comme ses collègues d’ailleurs) que de se creuser les méninges et envisager un avenir pour la meilleure défense de notre territoire. C’est connu, il est plus populaire d’aller faire les zazous ailleurs que d’être populaire sur le plan domestique. De nombreux présidents américains en ont fait l’expérience.



Sur le plan politique, la position de Schmid devient de plus en plus intenable et le prochain rapport de la commission de gestion rendra son élection à la vice présidence de la confédération difficile. Personne ne connait encore le sort de M. Merz et il n’est pas exclu que Schmid en profite pour tirer sa révérence si le radical devait être remplacé. Ce qui est sûr, c’est que la patate Schmid et sa colistière Schlumpf deviennent des boulets très encombrants pour ceux qui les ont élus. La facture du 12 décembre se paie donc très cher. Un récent article du Tages Anzeiger mettait en exergue les culbutes intellectuelles auxquelles se livrent le PDC et le PRD pour songer à accepter le groupe dissident de l’UDC, le BPS (Burgerliche Partei Schweiz). Ce minuscule groupe, qui compte seulement 4 élus au Conseil National  et un élu au Conseil des Etats, ne peut donc pas former un groupe parlementaire, ce qui le coupe des commissions parlementaires. Bien que plus proche idéologiquement des radicaux, le PDC réfléchit également à leur accorder l’asile. Mais s’il est plus facile d’accepter ce sous-groupe parlementaire, il reste néanmoins difficile d’imaginer qu’ils acceptent également les deux conseillers fédéraux BPS. La raison est que le PRD aurait 4 conseillers fédéraux, ce que le parti prétend ne pas vouloir, et le PDC en aurait 3, ce qui coulerait leur espoirs de revendiquer un 2e siège PDC pur sucre. Ainsi donc, après avoir chanté les louanges de Schmid et Schlumps comme dignes représentants d’une UDC fréquentable (sortez les mouchoirs), ils les lâchent dès que les intérêts stratégiques de leur partis sont en jeux. Dur dur d’être un BPS en ce moment.

L'UDC devient la première force politique de droite au Grand Conseil de Bâle

par Silvia Bär, secrétaire générale UDC Suisse ad interim

L'UDC a fait une belle progression lors des élections au Grand Conseil de Bâle-Ville. De surcroît, cela fait la cinquième fois d'affilée cette année qu'elle gagne des élections parlementaires cantonales. Occupant 14 sièges sur les 100 que compte de législatif cantonal bâlois, elle est désormais la première force politique de droite de ce demi-canton. C'est dire que le peuple fait confiance à la politique rectiligne, fiable et rigoureuse de ce parti.

En remportant 14 des cent sièges du parlement de Bâle-Ville, l'UDC prend la tête des formations politiques bourgeoises. Bien que le nombre de sièges ait été ramené de 130 à 100, l'UDC a réussi à conserver ses 14 mandats. En termes de suffrages, l'UDC a progressé de 1,7%. Le grand perdant a été le Parti socialiste qui accuse un recul de 3,1%. La participation s'est inscrite à 38,9%.


La tendance nationale observée depuis le début de cette année s'est poursuivie à Bâle-Ville; l'UDC progresse pendant que le PS recule – de 2,8% dans le canton de Thurgovie, de 6,4% dans celui de Schwyz et de 3,8% à St-Gall. Les partis du centre ont eux aussi perdu du terrain dans toutes les élections cantonales. Malgré la réduction de l'effectif de divers parlements cantonaux (de 180 à 120 à St-Gall et de 130 à 100 à Bâle-Ville), l'UDC a gagné au total 23 sièges supplémentaires alors que le PS en a perdu 44, le PDC 35 et le PRD 25.

Les résultats indiquent avec toute la clarté nécessaire que les électeurs continuent d'apporter leur soutien à l'UDC et de faire confiance à sa politique rectiligne, fiable et rigoureusement bourgeoise. L'UDC est le seul parti qui s'engage sans concession pour la baisse des impôts, pour plus de sécurité et contre l'adhésion de la Suisse à l'UE.


Que se passerait-il si Blocher était à la place de Schmid?

par Eros N. Mellini, député au Grand Conseil, Lugano (TI)

"J'ai oublié… Oui, j'ai commis une faute… Moi aussi je ne suis qu'un homme…": on avait presque pitié avec ce pauvre Samuel Schmid et on avait envie de consoler ce pauvre garçon … n'étaient quelques détails qui ne manquent pas d'importance.

Pour commencer, on relèvera qu'il ne s'agit pas d'un enfant qui a fait une bêtise à l'école, mais d'un homme représentant le septième du pouvoir exécutif au niveau national, d'un ministre qui pourrait devenir vice-président du Conseil fédéral – le subjonctif s'impose cependant de plus en plus – et qui occuperait ainsi en 2010 le poste de premier représentant de la Suisse. C'est trop de pouvoir pour un homme qui, dans la mesure où nous pouvons en juger, souffre de si graves troubles de mémoire qu'on est amené à le soupçonner d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Un examen médical s'impose dans tous les cas.

Mais parlons clair: comment un homme ose-t-il nous prendre tous pour des imbéciles en justifiant par un simple oubli un comportement inacceptable, donc le fait d'avoir dissimulé à ses collègues du Conseil fédéral la procédure judiciaire ouverte contre Roland Nef durant la phase de nomination du chef de l'armée? Ne serait-il pas temps "d'oublier" de lui verser son salaire?

De toute manière, qu'il soit de nature éthique et morale (il a menti) ou qu'il soit dû à la négligence et à la maladie (attitude superficielle combinée avec la maladie d'Alzheimer puisqu'il oublie), le manquement de cet homme est si grave qu'il n'est pas opportun de le laisser au Conseil fédéral. On pourrait même dire que ce serait dangereux.

Nous en arrivons à la troisième raison qui nous empêche de consoler ce personnage lamentable: Samuel Schmid colle à son siège! Personne ne sait si Samuel Schmid reste à sa place par obstination ou à cause des pressions des partis qui ont évincé Christoph Blocher du Conseil fédéral et qui craignent par-dessus tout un retour de l'authentique UDC au Conseil fédéral, de cette UDC qui suit sans compromis sa ligne politique et qui, revenant au gouvernement, mettrait encore plus clairement en évidence leur incapacité de gouverner le pays.

Hormis les Verts, ces partis ont été incapable jusqu'ici de prendre une position claire. Les uns attendent les résultats de l'enquête ouverte par la commission de gestion, les autres (les socialistes) parlent certes d'une situation intenable, mais se contentent de demander au ministre de clarifier la situation; d'autres enfin accordent toute leur confiance à Schmid et affirment sans gêne aucune que le crédit du conseiller fédéral n'est nullement atteint par cette affaire. Et le Conseil fédéral in corpore le soutient. La vérité est qu'il préfère un collège incompétent et conciliant à un ministre dont les compétences n'avaient même pas été mises en doute par ses pires ennemis, mais qui était ferme et qui refusait les compromis de toutes sortes.

Si tous ces politiciens, tous ces prêcheurs super-intègres, ces champions de l'éthique et de la morale en politique, étaient fidèles à leurs belles convictions même quand l'UDC n'est pas en jeu, alors le Parlement proposerait à la quasi-unanimité à Samuel Schmid de se retirer. Il suffirait d'ailleurs qu'ils se posent la bonne question: "Que ferais-je si Christoph Blocher était à la place de Samuel Schmid?" Le problème, c'est qu'ils devraient, une fois au moins, être honnêtes en répondant à cette question.

Le débat socialiste sur l'insécurité évacue les faits pourtant avérés

Par Martin Killias, Professeur de criminologie à l'Université de Zürich
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

La population est toujours plus préoccupée, depuis une dizaine d'années, par la situation de la sécurité dans les villes notamment. Contrairement à certaines idées reçues, ce phénomène n'est pas indépendant de la criminalité «réelle».

Il est triste de voir comment certaines élites du PSS peinent à prendre au sérieux les membres de base et les habitants des quartiers où se concentrent les problèmes d'insécurité. Il est difficile aussi de comprendre les Jeunesses socialistes, qui semblent oublier qu'une grande partie de la violence dans les rues se dirige contre des jeunes - dont la sécurité s'est dégradée plus que pour les autres classes d'âge depuis vingt ans. Certes, les conclusions à tirer des réalités sont nécessairement de nature politique. Mais les faits sont têtus - les nier serait faire le jeu de ceux qui souhaitent contrer le PSS sur d'autres plans, tels la sécurité sociale et l'environnement. Le véritable enjeu pour le PSS, c'est de retrouver un discours plus proche de la réalité sur la sécurité, afin de se renforcer et de mieux pouvoir défendre ses positions dans ses domaines d'action essentiels. Pour le moment, le programme «anti-répression» qui est opposé au papier du Comité directeur du PSS brille largement par le rejet de toute intervention étatique. Il s'inspire du même esprit néolibéral que la gauche a plutôt pour habitude de combattre avec acharnement dans d'autres domaines.

Pour lire l'article complet, cliquez ICI


Initiative anti-minarets: l'expression d'une crainte

Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil vaudois, défend l'initiative comme un moyen de pression sur la communauté musulmane afin qu'elle se plie aux règles suisses.

François Brélaz
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

Pour vivre en harmonie, les différentes cultures et les différentes religions doivent se respecter mutuellement. La culture majoritaire doit respecter les minorités, mais celles-ci doivent éviter d'être trop revendicatrices et donner l'impression que les minorités veulent imposer leurs us et coutumes au plus grand nombre.

Il est de notoriété publique que les musulmans sont pluriels et divisés. De façon simpliste, je mets en évidence deux groupes: celui des Balkans, qui représente la moitié de la population musulmane de Suisse. Ce sont des gens discrets qui ne posent pas de problèmes. Le second groupe composé de ressortissants du Maghreb et de l'Orient est assez revendicatif.

C'est parce que j'ai trouvé que certains leaders étaient trop arrogants et se comportaient comme en pays conquis que j'ai décidé de soutenir cette initiative. Tous les pays musulmans sont des dictatures dans la mesure où, même s'il y a un parlement, il y a toujours une oligarchie royale ou militaire qui tire les ficelles. Ces prochains mois, lorsque le Conseil fédéral ou nos ambassadeurs rencontreront des représentants d'Etats où l'islam est religion d'Etat, ils devront expliquer ce qu'est la démocratie et par la même occasion exprimer leurs préoccupations concernant les persécutions dont les chrétiens sont victimes.

Parmi les revendications de certaines personnalités, je rappelle quelques déclarations maladroites de Mme Karmous, présidente des femmes musulmanes. Par exemple, lors de l'affaire des minarets, elle déclarait dans le journal Le Matin du 12.2.2006: «L'Occident veut-il une troisième guerre mondiale?» Puis, dans le même article, concernant la séparation des hommes et des femmes dans les piscines, elle déclare: «A la piscine, par exemple, la Suisse comprendra bien assez vite qu'il faut séparer les garçons et les filles. Je suis sûre que, d'ici dix ou quinze ans, ce sera le cas.» Et plus loin: «Mon rêve est que les autorités acceptent que les étudiantes et les enseignantes musulmanes puissent venir voilées à l'école. Mais ça viendra.» Le Tribunal fédéral a tranché: les élèves peuvent porter le voile à l'école, mais pas les enseignantes. Comme Suisse et chrétien, peut-on admettre sans réagir qu'une immigrée, même si elle a le passeport à croix blanche, puisse tenir des propos aussi conquérants?

D'autre part, en lisant M. Hani Ramadan, on peut se poser la question de savoir si islam et démocratie sont compatibles: «L'islam comprend une notion qui est étrangère à la démocratie moderne: l'obéissance de tous les citoyens musulmans va d'abord à la loi divine. C'est elle, la charia, qui constitue la référence normative de la communauté» (L'islam et la dérive de l'Occident, Editions Maison d'Enmour).

Dans les pays du Maghreb et d'Orient, la situation des chrétiens est désespérée. En Arabie saoudite, la liberté religieuse est inexistante. Il est strictement interdit aux non-musulmans de pratiquer leur religion et ils sont privés de tout lieu de culte. Cet Etat, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne permet pas chez lui la construction de la moindre chapelle.

En Iran et en Irak, des femmes chrétiennes sont obligées de porter le voile pour ne pas être importunées. Depuis l'adoption, en 2006, par les autorités algériennes, de règles visant à réglementer les activités religieuses autres que musulmanes, les chrétiens sont persécutés: fermetures d'églises, procès et menaces de prison pour détention d'exemplaires de la bible, prison avec sursis pour des personnes qui décident de quitter l'islam pour la chrétienté.

En juin 2008, un conseiller national s'est inquiété de cette situation et a interpellé l'exécutif fédéral. Dans la réponse, Mme Calmy-Rey affirme que le Conseil fédéral a connaissance des tracasseries auxquelles sont soumis certains milieux chrétiens et que le sujet a été abordé par le Conseil fédéral lors d'échanges avec les autorités algériennes.

Dans ce contexte, il faut défendre le principe de la réciprocité: ce n'est pas parce que nous sommes une démocratie qu'il faut admettre qu'un immigré puisse, au nom de la religion, exprimer des revendications excessives, se les voir accordées, alors que ce même musulman, dans son pays d'origine, mettra le chrétien en prison!

Tout immigré qui vient en Suisse doit respecter les habitants de souche, et je me souviens de cette expérience faite en juin 2006. Le Centre islamique de Lausanne avait organisé une soirée de débats. A un moment donné, je discute avec une musulmane; à la fin de notre entretien, je lui tends la main pour dire au revoir et, à mon grand étonnement, elle la refuse: comme pratiquante, elle ne serre pas la main d'un homme. J'ai été tout d'abord étonné, puis vexé. Et là, je suis prêt à passer pour intolérant, mais je n'admets pas une telle attitude. Cette femme doit comprendre que même comme personne très pratiquante, elle ne peut pas se comporter de la même manière selon qu'elle vit à Alger ou à Lausanne et que dans notre pays elle doit consentir à des adaptations.

S'ils veulent être acceptés, les musulmans doivent être moins revendicatifs et plus discrets...
(Le Temps)

Pour illustrer la justesse de ses propos, un article paru dans le journal français Le Point, rapporte l'étonnante controverse autour du port du voile dans une auto-école...Jusqu'où irons nous avant de réagir! L'histroire ne dit pas si le frère de la conductrice voilée devra être présent à l'examen théorique et pratique. En Arabie Saoudite, les femmes ne peuvent conduire seule.

L’Europe doit rester un choix, pas une obligation

Les réactions européennes au vote irlandais, mais aussi la manière dont les autorités suisses préparent un prochain scrutin sur la libre circulation des personnes, laissent entrevoir une curieuse conception de la démocratie où l’on se méfie plus que tout des choix populaires.

Les Irlandais, seuls ressortissants européens à avoir le privilège de se prononcer sur le sujet, ont majoritairement refusé le Traité de Lisbonne, formule allégée de feu la Constitution européenne déjà rejetée par les Français et les Hollandais en 2005. Ce nouveau vote négatif a aussitôt été qualifié d’égoïste et d’irres­ponsable par de nombreux commentateurs et politiciens européens qui se perdent désormais en conjectures sur les conséquences d’une telle situation. Faut-il faire revoter les Irlandais jusqu’à ce qu’ils répondent «juste»? Faut-il abandonner la réforme institutionnelle européenne telle qu’elle a été prévue? Ou encore la poursuivre de force en inventant un «aménagement» juridique pour l’Irlande?

Cette réforme n’est pas anodine pour l’Union européenne. Le traité de Lisbonne avait en particulier pour but de résoudre les problèmes concrets auxquels se heurtent aujourd’hui les institutions européennes. L’élargissement récent à vingt-sept Etats rend en effet plus difficile le fonctionnement des diverses instances de pouvoir, à commencer par le Parlement européen, qui compte désormais pas loin de huit cents députés, mais aussi et surtout la Commission européenne, censée jouer un rôle de pouvoir exécutif tout en étant obligée d’accueillir vingt-sept membres en fonction des règles actuelles. Un autre objectif était en outre d’étendre la capacité de l’UE à prendre des décisions à la majorité qualifiée plutôt qu’à l’unanimité.

On voit donc les enjeux considérables soulevés par ce traité. Quels Etats européens accepteront, demain, de ne plus avoir de représentant au sein de la Commission? Sur quels thèmes accepteront-ils de ne plus pouvoir opposer leur veto? Sont-ils disposés à s’intégrer ainsi dans une forme d’Etat fédéral unique?

Cela semble la moindre des choses que les citoyens puissent se prononcer sur de telles questions, et qu’ils puissent le faire librement dans un sens ou dans un autre. Alors que la démocratie reste toujours présentée comme le seul modèle acceptable d’organisation politique, on devrait ainsi s’étonner de voir le monde politique et les médias afficher régulièrement leur méfiance vis-à-vis des citoyens, suspects de se tromper ou de se laisser emporter par des passions irrationnelles ou par des intérêts particuliers – contrairement à une «élite» supposée intelligente, éclairée et raisonnable!

Cette dernière réflexion concerne aussi la Suisse puisqu’il apparaît probable que les électeurs seront appelés à se prononcer une nouvelle fois sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et les Etats de l’Union européenne. Deux questions différentes se posent à nous: d’une part, la poursuite de l’accord actuel passé avec les vingt-cinq premiers membres de l’UE; d’autre part, l’extension de cet accord aux deux pays qui ont rejoint l’UE ultérieurement, à savoir la Bulgarie et la Roumanie. Pourtant, nos parlementaires ont décidé de fusionner ces deux questions en une seule. Motif : la peur qu’une des deux questions reçoive une réponse négative.

Les raisons objectives de recommander une double acceptation ne manquent pas – le fait que la libre circulation n’a pas posé de problèmes jusqu’ici, qu’elle joue un rôle positif dans le développement de notre économie et qu’il ne sera guère possible de traiter différemment les membres de l’Union européenne. Ces éléments feront partie du débat le moment venu. En revanche, il n’est pas souhaitable que des politiciens se prétendant démocrates cherchent à mettre les citoyens sous tutelle et à leur dénier le droit d’opérer un véritable choix. C’est le plus sûr moyen de renforcer la méfiance et l’incompréhension réciproques, comme les Européens viennent une nouvelle fois d’en faire l’expérience.

Service d'information du Centre Patronal, 17 juin 2008

 

 


Blocher veut saisir la justice suite à l'affaire Roschacher

L'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher ne veut pas laisser sans suites les reproche de «complot» formulés à son encontre dans l'affaire Roschacher. Il envisage d'engager une procédure civile pour atteinte à la personnalité et réclamer une indemnité pour tort moral, a-t-il annoncé dans une interview au journal dominical «Sonntag». Tout remonte à la fameuse conférence de presse de la sous-commission de la Commission de gestion (CdG) du Conseil national du 5 septembre 2007, lors de laquelle ont été présentés des documents saisis sur l'ancien banquier Oskar Holenweger, laissant croire à un complot contre l'ancien procureur général de la Confédération Valentin Roschacher impliquant notamment Christoph Blocher, alors ministre de la justice.

La plainte sera vraisemblablement dirigée contre les principaux protagonistes, soit la conseillère nationale Lucrezia Meier-Schatz (PDC/SG), alors présidente de la sous-commission, l'ex-conseiller national Jean-Paul Glasson (PRD/FR), alors président de la CdG, l'ancien procureur Michel-André Fels, qui dirigeait à l'époque par intérim le Ministère public de la Confédération (MPC), et le procureur Alberto Fabbri. D'autres membres de la CdG pourraient aussi être visés.

Il y a bientôt un an que «cette affaire incroyable» s'est passée, rappelle Christoph Blocher, qui accuse des parlementaires de la CdG d'avoir essayé de le destituer avec l'aide du MPC par des affirmations inventées de toutes pièces. C'est une très grave violation de fonction, qui doit avoir des suites judiciaires sur le plan pénal et civil, souligne-t-il. Si Christoph Blocher n'estime pas devoir actionner lui-même la justice pénale, c'est à lui que revient d'engager une procédure civile pour réparer les atteintes faites à sa personnalité. Il veut réclamer une indemnité financière, d'un montant pas encore déterminé, et la verser à des institutions privées, protégeant les citoyens de l'arbitraire de l'Etat.
Source: AP

Il faut quand même rappeler qu'une cabale médiatique avait été orchestrée par la CdG et le MPC, sous l'œil bienveillant et complice des médias, alors que tout montrait que le dossier était vide. Malgré cela, les loosers des élections se sont entêtés car leur but avoué était d'éliminer Christoph Blocher. Or quand on regarde de plus près, on voit que le gribouilli du banquier Holenweger n'apportait pas le moindre indice en ce sens. Le but des perdants était également de protéger Valentin Roschacher, dont l'office a bâclé tellement d'affaires que le Tribunal de Bellinzone se tourne pour ainsi dire les pouces. Face à ce bide médiatique, on est en droit de s'interroger sur les fautes beaucoup plus graves commises par le ministre de la défense Samuel Schmid dans l'affaire Naef. Il apparait de manière beaucoup plus éclatante que la police zurichoise aurait été "doublée" par le DDPS pour empêcher une perquisition surprise dans l'appartement de Roland Naef. Le ministre, ainsi que son secrétaire général, ne peuvent plus nier ne pas être au courant. Dans un ultime sursaut, la justice zurichoise tente de poursuivre les auteurs de cette « fuite » salutaire, alors que tout pointe à Berne. Toni Brunner a d'ailleurs annoncé que le parti demanderait une enquête parlementaire à ce sujet.

Dans un autre dossier, Micheline Calmy-Rey trouve tout a fait normal que des représentants d'organisation terroristes comme les FARCS et PKK aient une activité en Suisse, tant qu'on ne peut rien prouver contre eux! Pathétique exemple de neutralité active! Comme le disait si bien un interlocuteur genevois qui avait suivi le dernier voyage de notre ministre en Israel: "tout le monde s'en fiche de Calmy-Rey. Son porte parole faisait pitié quand il essayait de rameuter les journalistes israéliens".

Plus de 30 mariages blancs conclus par des trafiquants de drogue africains

La police des étrangers de la ville de Berne a déjà découvert 33 mariages blancs conclus par des trafiquants de drogue africains depuis le début de l'année. Très souvent, ces dealers ne connaissaient même pas le nom de leur épouse. En concluant ces mariages fictifs, ces trafiquants obtiennent un permis B d'établissement valable une année. C'est la révision de la législation sur les étrangers qui a permis de démanteler ces unions de complaisance, a expliqué lundi le chef de la police des étrangers Alexander Ott. Cette nouvelle législation exige par exemple que le couple vive sous un même toit. Des enquêtes sur des dealers présumés montrent qu'ils ne connaissent parfois que le prénom de l'épouse, explique M. Ott, confirmant une information de la «SonntagsZeitung». Les femmes choisies par les dealers sont souvent des toxicomanes qui sont rémunérées pour conclure un faux mariage, montant qui peut s'élever jusqu'à 40 000 francs, indique la police des étrangers. Un étranger coupable de ce délit doit payer une amende jusqu'à 20 000 francs et quitter la Suisse.
(20minutes)

On le voit bien,  la révision de la loi sur l'asile, et les dénonciations répétées de l'UDC sur les abus sont fondées! Face à cela, la gauche (du moins son président Levrat) propose de faire de l'UDC au  rabais en reprenant les arguments de ce parti. On se réjouit particulièrement de le voir chahuté par son aile trotskiste qui n'avale décidément pas la couleuvre. Jusqu’à quand supportera-t-il le grand écart ? Du coté radical, on reconnait maintenant la problématique des éléments criminogènes étranger, en proposant un contre-projet light à l'initiative pour le renvoi des criminels étrangers, SAUF si on ne peut les renvoyer parce que personne ne les veut. Autant faire pipi dans un violon pour en tirer une quinte....


Sursee (LU) 23.08.08 Assemblée extraordinaire des délégués

Nombreuse assistance, assez bonne ambiance mais moins d'enthousiasme ! La majorité des
conseillers nationaux romands sont absents ...à l'exception d'Alice Glauser ! qui s'est exprimée
avec clarté, sur la responsabilité éducative des parents. Bravo !
 
L'UDC veut remettre de l'ordre à l'école, les délégués ont adopté à l'unanimité une résolution fa-
vorable aux traditions conservatrices. Parmi les 9 postulats figurent la réintroduction de sanctions
efficaces allant jusqu'à la remise des fautifs aux forces de police, le retour aux notes et aux examens.
En outre, l'UDC entend maintenir les classes spéciales pour les élèves en difficultés ou ne maîtri-
sant pas la langue locale. Mais ces cours devraient être cofinancés par les parents.
L'UDC propose des allègements fiscaux pour les parents qui éduquent eux-mêmes leurs enfants.
Plusieurs intervenants se sont exprimés dans ce sens.
 
Il existe actuellement un concordat intercantonal  (HarmoS) qui imposerait la scolarisation obligatoire
des enfants dès l'âge de quatre ans dans toute la Suisse. Détail important ; il s'agit bien de "scolarisation",
car à nulle part HarmoS ne mentionne le jardin d'enfants. En Suisse alémanique, le bon allemand est
imposé dès la première leçon - certains cantons le disent d'ailleurs ouvertement.
HarmoS exige la mise en place sur l'ensemble du territoire suisse de structures accueillant les enfants
toute la journée. Les classes spéciales seront remplacées par des thérapeutes supplémentaires qui
interviendront dans l'enseignement normal pour offrir un appui spécial. Il est évident que ces interventions
pertuberont les classes et que ce mélange des élèves entraînera un nouveau nivellement par le bas dont
souffrira, une fois de plus, la qualité de l'école primaire. Il est proprement irresponsable de maintenir dans
les classes normales des éléments au comportement dérangé. Des enseignants expérimentés nous disent
que ces enfants difficiles parviennent à bloquer toute la classe.

De toute évidence, les auteurs de ce projet se rendent compte à quel point leurs intentions actuelles et
futures sont inacceptables, si bien qu'ils n'osent plus se présenter devant le peuple et devant les parents.
Face à cette attitude, une seule réponse s'impose : NON. Non à une école primaire centralisée, non à la mise
à l'écart des parents, non à la scolarisation obligatoire dès l'âge de quatre ans, non aux structures accueillant
les enfants toute la journée, sous la garde de fonctionnaires. Conclusion : non à HarmoS
 
Une Assemblée passionnante et très intéressante.