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UDC Morges - Le forum de la section locale

Le secret bancaire : un impératif moral

Ce serait une perte fortement regrettable d’abandonner le secret bancaire.

«Ce qu’il y a de pire, pour une bonne cause, ce n’est pas d’être bien attaquée, mais d’être mal défendue», écrivait déjà Frédéric Bastiat. Le cas du secret bancaire et de la concurrence fiscale en constitue un bon exemple.

Trop souvent en effet, ceux-ci sont défendus uniquement sur la base des intérêts économiques de la Suisse. Les seuls à prendre position sur le sujet sous l’angle de la justice ou de la morale dans ce débat sont, malheureusement, les adversaires de la concurrence fiscale et du secret bancaire — et personne ne les contredit sur ce point. Cela leur permet alors de monopoliser le terrain des idées et de contrôler le vocabulaire sur ce sujet, et donc de présenter le débat d’une façon totalement biaisée. Il est ainsi tout à fait significatif que des termes comme «évasion fiscale» ou «paradis fiscal» en soient venus à avoir une connotation négative — comme si «prison fiscale» ou «enfer fiscal» étaient des situations souhaitables.

La plupart des défenseurs du secret bancaire et de la concurrence fiscale acceptent ainsi les prémisses idéologiques de leurs adversaires, et se retrouvent nécessairement en position de faiblesse. En somme, l’évasion fiscale serait certes regrettable, mais il vaudrait mieux que cet argent aille en Suisse plutôt qu’ailleurs. Le secret bancaire serait certes immoral, mais nos banques en auraient besoin, par exemple pour «préserver l’emploi». Mais bien entendu, elles y renonceraient si les autres pays faisaient de même. Comme le montre l’érosion constante de la sphère privée financière, cette position pragmatique, de compromis, ne peut pas durer: à long terme, c’est la cohérence qui finit par l’emporter.

Les adversaires de la concurrence fiscale la présentent comme une sous-enchère déloyale, une lutte destructrice entre nations conduisant au démantèlement social, au nivellement par le bas des services publics. Or, la concurrence fiscale n’est rien d’autre que la mise en compétition d’Etats, et donc, sur le plan économique, un moyen de promouvoir l’efficacité, sur le plan moral la garantie d’une diversité de choix et de meilleure protection de la propriété, et sur le plan politique un moyen de limiter la tendance naturellement expansionniste des Etats.

Ce qui est immoral, ce n’est pas l’évasion fiscale, ce sont les impôts confiscatoires, arbitraires et finançant pour la plus grosse part des dépenses qui ne devraient pas être faites par l’Etat. Il est donc tout à fait moral et légitime de chercher à protéger ses revenus des impôts, que ce soit en travaillant dans un canton et habitant dans un autre fiscalement plus avantageux, en plaçant son argent là où il est le plus protégé, ou encore en payant le moins d’impôts possibles en profitant des diverses possibilités d’évitement fiscal. En outre, l’évitement fiscal rend également service à autrui: il pose une limite au pouvoir d’imposition des Etats, et force bien souvent les Etats à baisser les impôts de tous.

Le secret bancaire n’est donc certainement pas immoral simplement parce qu’il facilite l’évitement fiscal. Mais plus fondamentalement, le secret bancaire est une simple conséquence d’un droit à la vie privée qui est considéré comme allant de soi dans bien d’autres domaines.

Les reproches contre le secret bancaire retombent souvent sur le mythe du bon citoyen censé n’avoir rien à cacher: ainsi, il n’aurait rien à craindre de la multiplication des caméras de surveillance, de l’abolition du secret bancaire, ou encore de l’extension des pouvoirs de l’Etat de le contrôler, de le fouiller, de lire ses courriers, d’écouter ses conversations téléphoniques, etc.

Or, nous ne nous promenons pas nus dans les rues, nous mettons des rideaux à nos fenêtres, nous tenons au secret médical et nous ne publions pas nos salaires. Cela ne signifie pas que nous aurions «quelque chose à nous reprocher», que nous aurions honte de nos corps, de ce qui se passe chez nous, de nos maladies ou de nos revenus. Cela signifie simplement que nous tenons au respect de notre vie privée et à notre droit de décider par nous-mêmes quelles informations sur nous nous partageons avec qui — et ainsi éviter, notamment, que d’autres puissent utiliser des informations sur nous pour nous nuire.

En outre, il y a une autre réalité trop souvent oubliée: l’Etat n’a pas forcément toujours raison, et ses lois ne sont pas toujours justes. Rappelons tout de même que la plupart des Etats de par le monde ne sont pas des Etats de droit, qu’ils ont des lois qui ne sont pas nécessairement respectueuses des droits de l’homme, et que même les Etats qui affirment protéger la liberté ne le font souvent pas même aujourd’hui, et risquent de le faire encore moins demain. Il est illustratif à cet égard qu’un Etat réputé sûr et se positionnant toujours en défenseur des libertés en vienne à utiliser des moyens de menaces scandaleux pour faire pression sur une certaine banque suisse.

Le secret bancaire a été inscrit dans la loi en 1934, et a permis de protéger de persécutions des épargnants vivant sous des dictatures alors répandues même en Europe et désirant placer leurs fonds à l’abri, généralement dans l’illégalité d’ailleurs, pratiquant non seulement l’évasion fiscale, mais également l’exportation illégale de capitaux dans un monde alors en proie au protectionnisme et aux contrôles des changes, suite à la Grande Dépression. Espérons que nous n’en sommes pas encore là…

Ce serait une perte fortement regrettable d’abandonner le secret bancaire sous des pressions parfaitement intéressées — venant d’Etats qui cherchent soit, comme les Etats-Unis, à obtenir un maximum de recettes fiscales pour financer leurs dépenses publiques démesurées, soit, comme la Grande-Bretagne, à défendre les intérêts de leurs propres places financières. Il serait tout aussi regrettable de l’abandonner à condition que le reste du monde en fasse autant: dans un monde où il n’y aurait plus que la Suisse à pratiquer le secret bancaire, son maintien se justifierait d’autant plus. Et pas seulement pour l’intérêt évident que cela représenterait pour le secteur bancaire.

Jan Krepelka est collaborateur scientifique à l'Institut Constant de Rebecque. Cet article a été publié dans Le Temps.
http://www.institutconstant.ch/paper.php?id=63


La crise financière : causes, conséquences, solutions

La crise financière actuelle est l’occasion pour beaucoup de commentateurs de chanter le refrain habituel sur l’instabilité chronique du capitalisme et sur la nécessité d’un renforcement de la réglementation des marchés. C’est pourtant une leçon toute différente que l’on devrait tirer de la crise actuelle, à savoir que la meilleure régulation passe par le libre fonctionnement des marchés et non par leur réglementation.



Pascal Salin est professeur émérite à l'Université Paris-Dauphine et membre du Conseil académique de l'Institut Constant de Rebecque.

Schengen, asile et privilèges

Les Accords de Schengen devaient permettre à la Suisse de renvoyer plus facilement les requérants d'asile déboutés. De toute évidence, ça ne marche pas, comme le montre l'échec de l'expulsion d'un requérant irakien débouté: il suffit d'un bon lobbying et d'un peu de violence, et on peut rester en Suisse! Qu'on se le dise…

Dans 24 Heures du 3 mars, un reportage suit à Kloten l'expulsion ratée vers la Suède du requérant irakien. Comme il est apparu dans le film «La Forteresse», M. Fahad Khammas a pu compter sur un comité de soutien professionnel composé notamment d'Amnesty International, du réalisateur Fernand Melgar et d'une conseillère juridique.

Probablement briefé par ses protecteurs, M. Khammas s'est débattu et a causé un scandale maximum dans l'avion, de sorte que le pilote a exigé qu'il en soit sorti (chacun sait que c'est comme cela qu'il faut faire pour éviter une expulsion, et ça marche plutôt bien). Le voilà donc toujours sur sol suisse, dans l'attente d'un énième recours dont le résultat, n'en doutons pas, fera l'objet de recours successifs pendant quelques années encore, car notre ordre juridique est généreux envers ceux qui s'en servent et en abusent.

Pour faire bonne mesure, le redoutable Club des Bien-Pensants en matière d'asile, où on trouve un bel éventail de politiciens qui traverse toute la gauche jusqu'à Claude Ruey (c'est vous dire), réclame le réexamen du dossier, puisque bien sûr, l'administration a mal travaillé.

Cette affaire pose beaucoup de questions intéressantes.

La première est de savoir pourquoi on réclame des faveurs et des privilèges pour un requérant débouté, sous le seul prétexte qu'il apparaît dans un film suisse. Il y a des quantités de personnes dans le même cas, qui sont parfois expulsées, parce que la loi l'exige ainsi. Et qui ne font pas de cinéma.

La deuxième question concerne le requérant lui-même. Voici un homme qui prétend vouloir vivre en Suisse, mais qui d'emblée en refuse les lois, et use de la force et du scandale contre l'autorité pour rendre les décisions le concernant inexécutables. Est-ce bien le genre de réfugié que les Suisses désirent protéger? Est-ce bien le message de désobéissance et de violence qu'il faut faire passer auprès des requérants d'asile? On s'étonne qu'une organisation comme Amnesty International puise dans le même temps cautionner ces violences et demander une enquête sur d'éventuelles violences policières!

La troisième question, au-delà de ce cas particulier, est celle de l'efficacité du système Schengen. Apparemment, M. Khammas avait déjà été renvoyé une fois en Suède, laquelle l'avait laissé repartir en Suisse, d'où il ne veut plus partir!

L'échec spectaculaire de l'expulsion de ce requérant ne devrait pourtant pas trop réjouir ceux qui l'ont rendu
possible. Avec de tels exemples, le citoyen-contribuable comprendra qu'on se moque de lui et que les lois qu'il a votées sont appliquées à la tête du client, les plus violents étant les mieux servis. Il y a là largement de quoi demander un tour de vis supplémentaire à une politique d'asile qui demeure angélique et laxiste.

Extrait de www.commentaires.com, ce texte de Philippe Barraud


Le voyage à Gaza de quatre parlementaires suisses critiqué par le DFAE

Le soutien du DFAE au Hamas a tout de même certaines limites : il prends ses distances sur les parlementaires de gauche ayant rencontré (une fois de plus) des cadres du Hamas. Parmi eux, Joseph Zizyadis qui déclarait le 7 février devant l’Union des associations musulmanes de Friourg « Les militants du Hamas ne sont pas des terroristes, ce sont des résistants. » qu’il compare aux résistants français aux nazis.

Selon l'hebdomadaire Sonntag, le DFAE et des organisations non gouvernementales reprochent aux quatre élus de gauche - les socialistes Carlo Sommaruga et Jean-Charles Rielle, le Vert Antonio Hodgers et le POP Josef Zisyadis - d'avoir effectué une visite biaisée, entièrement organisée par le mouvement islamiste Hamas (voir Newsletters N° 846, 847, 848, 852 et 857). La neutralité de la politique suisse à Gaza en aurait pris un coup.

En cause, notamment, une photo en compagnie de membres du Hamas, la présentation de cette visite par les médias contrôlés par le Hamas comme étant celle d’une délégation officielle, ainsi que le guide des quatre élus: un Tunisien établi à Genève, président de l’ONG Droit pour tous, et qui entretiendrait des relations douteuses.

Interrogé dans l'émission Forum de la Radio Suisse romande, Carlo Somarruga s'est défendu d'avoir mis en danger la neutralité helvétique: «L'article est très polémique. Nous avons annoncé notre départ et avons eu les appuis pour les démarches, notamment à Berne et à l'ambassade de Suisse en Egypte. Donc ça ne posait aucun problème. Nos contacts et notre démarche étaient ouverts, neutres.»

Même s'il reconnaît avoir rencontré des parlementaires du Hamas («le parti qui a gagné les élections») à Gaza, le Conseiller national socialiste affirme: «Nous n'avons jamais annoncé qu'il s'agissait d'une délégation officielle. Nous avons eu une liberté totale de mouvement. Nous avons rencontré qui l'on voulait et discuté de ce que l'on voulait.» 


Quand une mère se fait tabasser devant l'école

Extrait de commentaires.com, cet excellent texte de Philippe Barraud :

24 Heures nous apprend qu'une mère de famille de Vouvry a été tabassée par un ado, apparemment coutumier du fait, qui l'insultait en serbo-croate, sous les yeux de son fils terrorisé. Les témoins n'ont évidemment pas bougé, et les copains de l'agresseur se sont bien marrés. Sachant que cette racaille n'encourt qu'une admonestation du juge, étant mineur, on salue le courage de la victime, qui a retiré son enfant de l'école et a porté plainte, alors que le risque de représailles est très grand. On espère vivement que la police locale la fait protéger.

Et on aimerait bien savoir comment les beaux esprits qui refusent tout durcissement du Code pénal pour les mineurs - comme encore Mme Anne Bisang ce 17 février sur La Première - s'y prendraient pour amener à leurs admirables sentiments un ado hyperviolent et caractériel, probablement largué par des parents dépassés. Car on veut bien admettre que la répression ne résout pas tous les problèmes, mais enfin la réalité quotidienne - lisez les journaux - nous démontre que la pratique actuelle, tout imprégnée de bons sentiments et de fantasmes édéniques, est un échec complet. En particulier parce que les structures éducatives manquent, et parce que les éducateurs affectés à cette tâche connaissent des taux de succès assez modestes - voyez le jeune assassin de Clarens, toujours très fier de ses exploits malgré trois ans de “soins”.

La jeunesse mérite assurément beaucoup d'égards, mais elle a besoin aussi de rencontrer des limites, de voir face à elle des adultes qui savent dire non et, au besoin, punir. La jeunesse n'a pas la science infuse ni la sagesse spontanée, et si elle ne rencontre jamais que des ventres mous dans ses tentatives de trouver les limites, elle devra pousser toujours plus loin la provocation pour pouvoir se situer. On a malheureusement tendance à faire croire à la jeunesse qu'elle a tous les droits en raison même de ce qu'elle est, et elle finit par le croire. Un petit zèbre déclarait benoîtement l'autre jour à la radio qu'il faudrait donner le droit de vote dès 12 ans, et le retirer aux retraités!

Les égards que l'on doit à la jeunesse ne doivent pas primer sur ceux auxquels les autres citoyens ont tout naturellement droit aussi. C'est bien pourquoi, face à la radicalisation de la violence des jeunes et à la disparition des parents, il est nécessaire d'adapter le Code pénal à la situation actuelle. Mais parce que ce discours n'est - croit-on - pas populaire ni flatteur, les politiciens et les juristes se liguent pour que rien ne bouge, et verrouillent le processus législatif. C'est un choix, un choix veule car l'immobilisme est la plus médiocre façon de faire de la politique. Prenons-en acte, et encourageons ceux qui se lanceront dans la récolte de signatures pour que les mineurs criminels ne soient plus traités comme des bébés innocents.

L'immigration doit être endiguée

L'Office fédéral des migrations (ODM) a publié aujourd'hui ses derniers chiffres sur l'immigration et la population étrangère résidant dans notre pays. Oser, face à cette statistique, parler de politique de migration qui a fait ses preuves, c'est se moquer du monde. Une fois de plus, on tente de minimiser et d'enjoliver ce qui est en réalité une explosion du nombre d'étrangers vivant en Suisse.

D'une part, ces chiffres confirment l'augmentation massive de l'immigration en provenance des pays pour lesquels les contingents ont été levés dans le cadre de la libre circulation des personnes. Cette dernière a eu pour effet un énorme afflux d'étrangers durant les sept dernières années. Entre l'introduction de la libre circulation le 1er janvier 2002 et la fin 2008, le nombre d'Allemands résidant en Suisse a presque doublé pour passer de 127'085 à 233'352.

D'autre part, on constate que l'immigration en provenance de pays non membres de l'UE a continué d'augmenter contrairement aux pronostics du Conseil fédéral. Pour un petit Etat comme la Suisse, une progression de la population étrangère résidante de 0,4% constitue une croissance relativement forte. L'augmentation effective, donc compte tenu du taux de naturalisation élevé chez les non ressortissants UE (les Serbes mènent cette statistique), est encore bien plus élevée.

Les grands défis que devra relever la politique de migration suisse sont encore à venir. Le contrôle de l'immigration échappe de plus en plus aux autorités suisses et les demandes d'asile sont aussi en hausse constante. Aujourd'hui déjà, plus de 1,6 million d'étrangers vivent dans notre pays. Il est grand temps que le Conseil fédéral prenne des mesures de précaution pour les prochaines années afin d'endiguer cette immigration incontrôlée en Suisse.

(C) Communiqué UDC Suisse, 18.02.2009

Libre circulation avec la Roumanie et la Bulgarie - une histoire de gros sous qui ne nous concerne pas

Face aux déluge d'informations positives provenant des medias, qui tentent de vendre la bonne parole européenne, il faut quand même remettre les pendules à l'heure. 

En effet, alors les journalistes abreuvent la population d'informations économiques inexactes et passéistes concernant le développement économique miraculeux de la Roumanie et Bulgarie, et mélangent allégrement charité tiers-mondiste, menace de guillotine, et esprit humaniste paneuropéen, il faut quand même rappeler la situation actuelle, soit une crise économique mondiale majeure sans précédents. Comme le disait justement un ancien président français, ils n'ont pas le monopole du cœur. Dire non à une extension des accords bilatéraux à la Roumanie et Bulgarie est avant tout une question de logique économique et de patriotisme, face aux travailleurs suisses, qui contrairement à leurs voisins allemands, français, et italiens, ne font presque jamais grève. Ils faut les en remercier. 

Dans les faits, la crise mondiale de liquidité est passée par là, et a mis a genou les grands pays industrialisés (USA, GB, France, Allemagne, Japon, Chine, Russie comprise), sans compter l'Islande quasi ruinée et l'Espagne également sévèrement touchée. On constate que si la situation est grave dans nos pays de l'Ouest qui ont malgré tout un réseau social pour aider les nouveaux pauvres (ex-classes moyennes), les pays de l'Est sont encore plus touchés. La Pologne par exemple paie le prix de ces prêts hypothécaires libellés en francs suisse alors que leur devise coule, la Hongrie est sinistrée avec des banques boivent le bouillon, et bien sûr la Roumanie et Bulgarie ne font pas exception. Ainsi, il n'y a que la NZZ qui révèle en date du 27 janvier, à la place d'un DFAE devenu aphone,  que l'Autriche prévoit de demander à ses voisins quasi ruinés de participer à un plan de relance économique pour perfuser ces deux pays. L'Autriche aurait semble-t-il déjà fournis des crédits à hauteur de 230 milliards d'Euros! Or dans la situation actuelle, de nombreux pays européens ont un urgent besoin de liquidités alors que leur comptes courants et leur recettes s'écroulent. Ainsi, ce n'est pas par hasard si les craintes d’un affaiblissement de la monnaie unique européenne ont atteint leur paroxysme le 14 janvier quand l’agence de notation Standard & Poor’s a baissé d’un cran le rating de la Grèce, à «A-», faisant naître la crainte qu’elle puisse même être exclue de la zone euro. L’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont également dans son collimateur. Dans le cas des grecques, elle a invoqué une perte de compétitivité provoquée par la crise financière mondiale (moins de liquidités = moins d'investissements et d'emploi). Pour les trois autres, les dettes gouvernementales élevées sont à l’origine du scepticisme de l’agence. En fait, cette année, les pays de la zone euro devraient dépasser les critères de stabilité de Maastricht, stipulant que le déficit public annuel ne passe pas au-delà de 3% du PIB et que la dette publique reste inférieure à 60% de celui-ci. Bref, l'euro ne vaudra bientôt plus grand-chose, ni le dollar non plus… 

Dans ce contexte économique dramatique qui en temps normal exigerait que le Conseil Fédéral reporte cette votation pour raisons d'incertitude économique (comme le vote sur la TVA/AI de Couchepin), on comprendra que l'électeur reste sceptique. On soulignera que contrairement aux propos rassurants d'Economiesuisse, le nombre de chômeurs dans les régions frontalières (Romandie, Bale et Tessin), est supérieur au taux de chômage moyen suisse. Genève (l'europhile Calvingrad) décroche même le pompon avec 5.9%, soit le double de la moyenne suisse. Nombreux sont ceux qui pensent qu'un filet social attractif en Suisse sera une aubaine pour ces européens (de l'est ou de l'ouest) dont le salaire moyen est d'à peine 2000 euros, et dont les perspectives professionnelles s'assombrissent. Bref, ce n'est pas le moment de pavoiser.  

Si la Roumanie et la Bulgarie intéressent tant les puissants leaders européens, ce n'est pas pour les Roms qu'ils ne verront jamais mendier dans leur palais de verre, mais plutôt pour signer de juteux contrats gaziers. En effet, l'Europe a pris le pari, avec les USA, de contourner la Russie pour s'approvisionner en gaz, fus-ce auprès de pays peu recommandables comme le Kazakhstan et le Turkménistan. Pour ce faire, un consortium européens prévoit de fiancer $10 milliards dans le pipeline Nabucco qui passera comme par hasard par la Géorgie et le Kosovo (les nouveaux amis de l'Europe), la Turquie, la Roumanie et Bulgarie. Le but est donc bien politique, car il s'agit d'accepter des pays archis corrompus pour assurer nos importations en gaz, sans égards pour la population Suisse. La Suisse diversifie suffisamment ses importations énergétiques pour réduire sa dépendance, et par conséquent n'est pas obligée de suivre la politique de l'UE. Quand on voit le roi d'Espagne défiler au coté d'un General Kadafi pour signer des contrats énergétiques, on ne peut constater que les droits de l'homme ne sont pas leur priorité. L'esprit "communautaire" n'est qu'un alibi fumeux pour détourner l'attention des vrais problèmes, et surtout d'empêcher de déboulonner des politiques européen pyromanes qui ne servent pas leur populations mais leurs propres intérêts mercantiles. Pensez-vous que si les français pouvaient voter, ils voteraient OUI?

Pour toutes ces raison, nous vous invitons à dire NON a l'extensions des accords bilatéraux. Des accords commerciaux déséquilibrés ne peuvent servir l'intérêt du pays. 


Forum RSR, au sujet des prochaines votations sur l'extension des accords bilatéraux à la Roumanie et à la Bulgarie

En Europe, on remplace l'intimité du couple par une énorme partouze continentale.

O. Freysinger


8 février 2009 - Référendum sur l'extension de la libre circulation à la Bulgarie et à la Roumanie

L'UDC Vaud soutient le référendum contre l'extension de la libre circulation à la Bulgarie et à la Roumanie

C'est lors de son Congrès du 4 décembre 2008 à Morges que l'UDC Vaud a décidé de rejeter l'arrêté portant sur la reconduction de l'accord entre la Suisse et la communauté européenne ainsi que l'extension de l'accord sur la libre circulation à la Bulgarie et à la Roumanie.

Notre parti regrette que les autres partis politiques aient joué avec la démocratie en regroupant la reconduction de l'accord de libre échange avec l'Union européenne et l'extension de l'accord à deux nouveaux pays. C'est principalement le problème du marché de l'emploi qui a été au centre des discussions.

Suite à cette décision l'UDC Vaud s'inscrit dans la même ligne politique que l'UDC Suisse en apportant son soutien au référendum lancé par les Jeunes UDC.

Le 8 février 2009, les vaudois devront également dire s'ils soutiennent leurs autorités cantonales qui ont accepté des mesures fiscales en faveur des familles et des entreprises. Unanime, le Congrès de l'UDC Vaud apporte un soutien très fort à la politique de la majorité gouvernementale en rejetant les référendums lancés par la gauche.

En soutenant sans détour une politique pragmatique en faveur de la classe moyenne, notre parti donne suite aux engagements politiques forts qu'il a pris lors des dernières élections cantonales.

UDC Vaud, Lausanne, le 5 décembre 2008

Pour télécharcher l'argumentation complète, cliquez ICI
N'hésitez pas à l'envoyer à vos connaissances et amis!


Election d'Ueli Maurer - Victoire de l'UDC face à la concordance muselière!

L'élection sur le fil d'Ueli Maurer pour reprendre le DDPS est une bonne nouvelle pour l'UDC, n'en déplaise à la coalition rose-verte menée par le tandem scabreux Levrat-Recordon avec en plus quelques PDC aigris. Pour ceux-ci, tout les moyens étaient bon pour renvoyer la concordance dans les cordes, quitte a élire un UDC agrarien sans aucune expérience dans le domaine militaire. En choisissant cette stratégie, les perdants des élections s'accusent eux-mêmes: ils prétendent vouloir sauver la Suisse, et au contraire votent pour un candidat alibi peu apte à remettre l'armée sur les rails. Une candidature sauvage d'un Zuppiger par exemple aurait été plus cohérente car il était également qualifié. Or on remarque que la gauche se fiche complètement des compétences des personnes, car son but premier est d'interdire à 29% de l'électorat d'être représenté au gouvernement. 
                  

Quand à savoir si véritablement l’élection de Maurer a mis fin de l’ère Blocher, on ne peut que rigoler devant des pythies médiatiques qui prennent leurs désirs pour des réalités. On leur rappellera seulement que  c’est bien Ueli Maurer qui est l’architecte des campagnes UDC, dont celle du mouton noir, car pour lui tout est bon pour attirer l’attention. Blocher n’est que le tribun financier du parti mais n’a jamais été l’architecte des campagnes médiatiques. C’est bien Maurer qui a compris que les 29% des électeurs UDC votaient pour le style Blocher. En utilisant Blocher comme repoussoir, le parlement a voté pour l’idéologue de l’UDC. Il ne fait pas de doute que Christoph Blocher sera toujours là, et que Maurer poussera encore plus loin notre engagement. La gauche a perdu. Quelle bonne nouvelle !
                      

Face à cette pantomime politique au parlement fédéral, où certains prétendent avoir une supériorité morale sur les autres tels des schtroumpfs à lunettes, on est en droit d'être très inquiet sur l'avenir de la Suisse. Parler d'une concordance morale comme le font des Recordon, Levrat, Darbellay ou Couchepin à défaut d'une concordance arithmétique est d'une mauvaise foi incroyable! Or n'est-ce pas la sénilité précoce qui les guette quand ils font mine d'oublier le cas de Ruth Dreifuss, devenue genevoise par magie après que le PS ait déplacé ses papiers bernois en dernière minute, ou encore l'élection de Doris Leuthard, candidate UNIQUE du PDC. Mais là, les medias mouillaient pour ainsi dire leur culotte face à la belle Doris si jeune et si sympa. Est-ce que le parlement a également contesté en 98 la candidature unique de Couchepin alors que Jean-Pascal Delamuraz n’en voulait pas au conseil fédéral ? On le voit, le refus de certains parlementaires d’avaliser un des deux candidats UDC est de la basse politique. On rappellera que les féministes de gauche ne voulaient pas de Rita Fuhrer, pourtant une femme de grande qualité pour remplacer Ogi, et le parlement avait finalement choisi un obscure notaire bernois qui avait trempé dans la faillite de la Seeland Bank, qui sans le rachat d’UBS aurait coulé l’épargne de 20'000 personne. On se rend compte de l’ignominie de cette politique.
                                     

Au niveau de la concordance, comment se fait-il que les cantons puissent élire leurs conseillers d'états directement par le peuple et fonctionnent bien, alors que le conseil fédéral en est incapable. L'initiative UDC visant à élire le conseil fédéral par le peuple est encore dans les tiroirs, mais l'actualité nous montre que ce conseil fédéral décide par procuration de l'UE et de l'ONU. Comme le dit si bien Christoph Blocher, la démocratie est mise en péril par ces soit disant experts qui mettent la Suisse sous tutelle. C'est d'autant plus agréable de faire la morale qu'ici ces moralistes ne risquent pas leur peau, au contraire d'autres pays du tiers monde totalitaires.
                    

A titre d'exemple, Doris Leuthard envisage de signer un accord de libre échange avec le gouvernement algérien, notoirement corrompu (le président envisage de changer la constitution pour rester encore plus longtemps au pouvoir) alors que Micheline Calmy-Rey va à Genève pour chanter les louanges de la Genève internationale et des droits de l'homme. On le voit, la politique pseudo humanitaire est de l'esbroufe, et permet aux opportunistes radicaux/démocrates-chrétiens de continuer à s'empiffrer au frais de la population. Le centre-droite a fait le choix de sacrifier l'économie suisse sous l'autel du bilatéralisme bon marché, quitte à donner quelques subventions aux penseurs de gauche pour avoir la paix. L'UDC refuse ce jeu là et défendra les citoyens coute que coute.