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UDC Morges - Le forum de la section locale

HAUTS FONCTIONNAIRES - Les retraites en or de l'Europe

D'accord, rien de comparable avec les retraites en or des pdg, mais les 129 - très - hauts fonctionnaires de l'Union européenne (commissaires, juges, greffiers...) n'ont vraiment pas à se plaindre. Aucun régime de retraite de la fonction publique dans les 27 États membres n'est aussi favorable. Et pour cause, un commissaire européen, un juge, un avocat général de la Cour de justice... n'acquittent aucune cotisation, contrairement au fonctionnaire européen lambda qui, lui, verse 10,90 % de son traitement de base.

Mais pour ce tarif zéro, les hauts fonctionnaires de l'Union bénéficient de prestations luxueuses détaillées dans un rapport que s'apprête à publier Sauvegarde Retraites, association connue pour son obstination à traquer les abus. Ainsi, quand ils abandonnent leurs fonctions, les maîtres de l'Union peuvent toucher jusqu'à 70 % d'un dernier traitement très confortable. Les émoluments de ces "superfonctionnaires" s'élèvent, en moyenne, à 21.260 euros mensuels. Au bas de l'échelle, le greffier du Tribunal de la fonction publique touche 16.327 euros. En haut, le président de la Cour des comptes perçoit 23.405 euros et celui de la Cour de justice 26.651 euros, et cela, sans indemnités et autres suppléments familiaux (par exemple, plus de 2.000 euros par mois pour 3 enfants à charge !).

Pour obtenir les 70 % de leur dernier salaire pour leurs retraites, les hauts fonctionnaires de l'Union n'ont pas besoin de trimer 40,5 ans, comme dans le privé, en France. Il suffit de "tenir" 16 ans. La vérité oblige à dire qu'il est assez rare de parvenir à ce seuil fatidique compte tenu de la durée des mandats, mais même un court passage reste avantageux. Ainsi, Jacques Barrot, vice-président de la commission chargée des transports, au terme de seulement 5 ans de mandat, aura droit, en octobre, à une pension de 4.728,20 euros.

Les partants peuvent espérer toucher entre 300.000 et 500.000 euros

La vérité oblige à dire là aussi que ces retraites sont cumulables avec celles obtenues dans les pays d'origine. Et qu'en cas de départ avant l'âge - 65 ans -, les 129 privilégiés de l'Union touchent de confortables parachutes. Sous forme d'une "indemnité de déménagement", sachant que tous les coûts (transports, assurances...) sont, en plus, pris en charge par l'Union. S'ajoute une "indemnité de transition" servie mensuellement pendant 3 ans en proportion du salaire de base et de la durée du mandat effectué (40 % pour moins de 2 ans, jusqu'à 65 % au-delà de 15 ans). Une restriction toutefois : une fois le mandat achevé, si le haut fonctionnaire européen exerce une nouvelle activité, sa rémunération ne doit pas dépasser, y compris l'indemnité de transition, ce qu'il percevait à Bruxelles ou à Luxembourg.

Au total, en cumulant les deux indemnités, les partants peuvent espérer toucher entre 300.000 et 500.000 euros, ce qui n'altère en rien les prestations de retraite à venir. Pas mal pour des responsables mieux que bien payés (le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, avec 29.504 euros, touche plus que le président des États-Unis) et qui, le plus souvent, réintègrent leur administration d'origine, reviennent à la politique ou pantouflent dans le privé. Conclusion de Sauvegarde Retraites : "C'est un comble, l'administration européenne, garante de l'orthodoxie budgétaire et si prompte à jouer les gendarmes vis-à-vis des États membres qui ne respectent pas les principes de bonne gestion et de rigueur économique, mène, pour elle-même, aux frais des contribuables, une politique laxiste totalement coupée des réalités."

Lire l'intégralité du rapport : "Les retraites de nababs des hauts fonctionnaires européens"


Le passport biometrique a été refusé à morges à 57% !

L'introduction du passeport biométrique n'ayant été acceptée que d'extrême justesse hier en votation populaire, il paraît indispensable d'apporter quelques corrections à ce projet avant de l'appliquer. La forte proportion de voix rejetantes (49,86%) indique clairement que la population craint pour la sécurité de ces données sensibles. Le Conseil fédéral a donc l'obligation de prendre toutes les précautions nécessaires. De surcroît, le gouvernement doit renoncer à imposer les données biométriques pour d'autres documents et mettre publiquement au concours la production de ces passeports.

Le résultat extrêmement serré du vote incite l'UDC à exiger du Conseil fédéral une correction du projet de loi concernant les passeports biométriques. Elle déposera des interventions dans ce sens au Parlement. Le rapport de voix d'hier révèle une forte méfiance du peuple suisse à l'égard des velléités de l'Etat d'accroître le contrôle des citoyens. Des tests scientifiques ayant prouvé que les données figurant dans la puce électronique RFID pouvaient également être lues par des personnes non autorisées moyennant certains dispositifs, des réserves sont parfaitement justifiées. Il faut donc éliminer le risque d'abus.

Un important risque d'abus provient, d'une part, du système d'information projeté dans lequel les données seront enregistrées de manière centrale; des pirates avisés réussissant toujours à franchir les systèmes de protection de banques de données prétendument sûres, il faut renoncer à cette méthode; d'autre part, le projet de loi donne au Conseil fédéral la compétence générale d'exiger l'équipement d'autres documents – notamment les cartes d'identité – de puces électroniques comportant des données biométriques. Or, chaque document supplémentaire comportant des données personnelles sensibles augmente le risque d'abus par des individus non autorisés. De plus, ce procédé restreint inutilement la liberté de choix des citoyens.

L'UDC exige donc que le Conseil fédéral renonce à la constitution d'une banque de données centrale ainsi qu'à la possibilité d'imposer d'autres documents d'identités à données biométriques. Ces détails doivent être biffés dans le projet de loi. L'UDC déposera des interventions dans ce sens lors de la prochaine session parlementaire.

En outre, l'UDC invite le Conseil fédéral à procéder à une nouvelle mise au concours de l'infrastructure biométrique. Comme le passeport définitif n'est plus le même produit que le passeport-pilote 06 (il comprend en plus la saisie des empreintes digitales), une nouvelle mise au concours semble nécessaire et même obligatoire selon les règles de l'OMC. On ne voit pas pourquoi seule une entreprise allemande serait capable de gérer ces données hautement sensibles sur les citoyens suisses.

Les victimes de bagarres entre jeunes se multiplient

Les jeunes sont de plus en plus souvent victimes de lésions corporelles dues à des actes de violence.


Pour les jeunes hommes, le risque d'être blessé lors d'une bagarre a triplé. (Photo: Keystone)

Les jeunes sont de plus en plus souvent victimes de lésions corporelles dues à des actes de violence. Selon une étude de la SUVA, le nombre de cas a pratiquement doublé entre 1991 et 2006. Pour les jeunes hommes, le risque d'être blessé a même triplé.

L'an dernier, le rapport «Violence des jeunes» du Département fédéral de justice et police (DFJP) indiquait que l'ampleur et l'évolution de la violence des jeunes ne pouvaient pas être appréhendées de manière fiable. Or une nouvelle étude atteste de la multiplication des cas de violence depuis le début des années 90, indique la SUVA lundi dans un communiqué.

L'enquête a été réalisée par son Service de centralisation des statistiques. Elle a pris en compte l'ensemble des cas de lésions annoncés aux assureurs accidents entre 1991 et 2006 pour des apprentis et salariés de 15 à 64 ans.

Selon les résultats, le nombre de blessures déclarées a passé d'environ 5000 cas en 1991 à 9300 cas en 2006. Pour les jeunes hommes (15-24 ans), le risque de subir de telles lésions a même triplé pendant cette période, passant de quatre accidents à douze pour mille assurés, a expliqué à l'ATS le porte-parole de la SUVA Henri Mathis.

Sorties du week-end

La différence entre les sexes est frappante, souligne la SUVA. Entre 1991 et 2006, la fréquence des cas liés à des actes de violence s'est accrue de 30 % pour les femmes, mais de 88 % pour les hommes.

Les ados et jeunes hommes de 15 à 24 ans sont les plus nombreux à en souffrir. Ils sont victimes de blessures lors de sorties en fin de semaine, tard dans la soirée et aux premières heures du jour, en plein air ou dans des établissements publics. Les Suisses et les étrangers sont pareillement exposés, relève l'étude.

Plus graves avec l'âge

L'intensité de la violence s'accroît avec l'âge. Les blessures subies lors d'altercations ne deviennent fréquentes qu'à partir de l'âge de 17 ans. Et la gravité des lésions corporelles augmente dans les tranches d'âge moyen.

Ce constat est particulièrement net pour les femmes. Dans le groupe d'âge de 35 à 44 ans, 23 % des décès de femmes relevant de l'assurance accidents non professionnels sont imputables à la violence.

Le plus souvent, les femmes subissent des violences dans le cadre privé. Les jeunes étrangères sont les plus touchées. Le risque d'être victime de violence est en outre trois fois plus élevé pour les femmes mariées jeunes que pour les célibataires.

Jusqu'à la mort

Les actes de violence causent très souvent de plus graves lésions que les autres accidents survenant durant les loisirs, note la SUVA. En 2006, les assureurs ont dû débourser près de 65 millions, soit 2,5 % du coût annuel total des accidents durant les loisirs (2,6 milliards de francs).

Un accident lié à la violence coûte 40 % plus cher que la moyenne des accidents non professionnels, à savoir 6700 francs contre 4800 francs. Chaque année, trente personnes subissent des lésions corporelles si graves qu'une rente d'invalidité doit leur être allouée. Dans 24 cas, l'issue est même fatale.

Zones d'ombre

Si les agressions augmentent, il ne faut pas occulter le fait que 99,3 % des jeunes de sexe masculin n'ont subi aucune blessure de ce type en 2006. «Seules 7 personnes sur mille sont concernées», a relevé Henri Mathis. «Cependant, ces statistiques n'englobent que les violences physiques qui ont fait l'objet d'une déclaration d'accident».

En effet, la SUVA s'inquiète des zones d'ombre: beaucoup de coups subis ou de soins ambulatoires ne sont pas déclarés. En outre, lors d'une étude menée à l'Université de Zurich, seuls un peu plus de 70 % des élèves ont déclaré n'avoir jamais été exposés à un événement violent lors des 30 derniers mois.



Source: SDA/ATS

L'IMMIGRATION EN SUISSE

L’immigration préoccupe tous les pays européens, mais elle a pris en Suisse une ampleur record. Depuis 60 ans, c’est un thème majeur des débats publics. Un livre de référence, entièrement mis à jour pour cette 2e édition, est fondé sur les recherches les plus récentes. Il apporte une vision synthétique et accessible de la politique suivie par les autorités sous la pression conjointe de l’économie et de l’opinion. L’auteur, révélant qu’un tiers de la population helvétique est directement issue de la migration, distingue diverses périodes dans l’accueil des étrangers. Portes grandes ouvertes à la main d’œuvre dans l’après-guerre, puis vagues de xénophobie dès les années 1960, crise pétrolière et départs en masse, nouveaux afflux, crise de l’asile, débats sur une libre circulation de plus en plus large avec l'Europe. Ces pages analysent et chiffrent l’immigration en Suisse, et mettent en évidence des enjeux d’une intense actualité dans un contexte devenu planétaire.
Pour en savoir plus,cliquez sur:http://www.lesavoirsuisse.ch/livres/978-2-88074-815-9.html

Micheline et Mahmoud

Une année après avoir parcouru plus de 7600 km pour se rendre voilée en Iran, voilà que la Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey renonce à rencontrer son ami iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion de la conférence de l'ONU sur le racisme qui se déroule à Genève.

Aime-t-elle à ce point voyager pour le plaisir (aux frais des contribuables) ou alors aurait-elle tout simplement été battue lors de sa visite en Iran pour expliquer un tel revirement de situation dans sa relation avec Mahmoud Ahmadinejad ?

Plus sérieusement, les récents événements qui se sont déroulés à l'occasion du 1er jour de cette conférence confortent les Jeunes UDC du Valais romand dans leur position réticente vis-à-vis de cette ONU politique. En effet, cette dernière s'apparente à un grand théâtre politico-médiatique pour lequel la Suisse paie une cotisation annuelle de près de 30 millions . Cela fait chère la séance !!


Micheline Calmy-Rey lors de sa visite en Iran en mars 2008
Que s'est-il passé depuis lors entre Micheline et Mahmoud ?

Jeunes UDC du Valais romand
Grégory Logean, Conseiller municipal
Noélie Bron, Secrétaire

Sources : http://www.un.org/french/geninfo/ir/05.html (3.31 Dollars par habitant pour la seule contribution statutaire). Au total, l'ensemble des cotisations versées chaque année à l'ONU dépasse les 650 millions de francs : http://www.parlament.ch/F/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20063212

NON au service actif à l'étranger

Le Conseil fédéral a décidé d'envoyer l'armée suisse faire du service actif à l'étranger. L'UDC condamne vivement ce choix, qui rompt totalement avec la tradition d'une armée préparée à la défense et équivaut à la destruction de la neutralité suisse. La raison profonde de ce projet n'est absolument pas de défendre des bateaux suisses, mais d'introduire le service actif de l'armée suisse à l'étranger sous la conduite de l'UE, donc sous le commandement de troupes de combat étrangères.

Le Conseil fédéral a l'intention de dépêcher une troupe bigarrée composée de soldats, d'infirmières et de juristes dans le Golfe d'Aden. En faisant ce choix, il décide ni plus ni moins d'envoyer des soldats suisses dans une guerre internationale.

Le Conseil fédéral poursuit sans hésiter sa politique d'abandon progressif de la neutralité permanente, armée et intégrale. La décision prise est une rupture complète avec la tradition d'une armée axée sur la défense nationale. Le coût de ce service actif à l'étranger est aussi totalement disproportionné par rapport aux intérêts suisses prétendument dignes de la protection: durant les quatre premiers mois de cette année, juste quatre bateaux battant pavillon suisse ont emprunté le Golf d'Aden. Si un bateau décide de faire plutôt le tour de l'Afrique, il allonge sa route de seulement sept à douze jours. On assiste de surcroît à une escalade de ce conflit vers une guerre sanglante puisque plusieurs pirates et otages ont déjà été tués. L'UDC invite aussi le Conseil fédéral à ne pas sous-estimer les intérêts défendus par les grandes puissances qui cherchent à obtenir une suprématie stratégique dans cette zone maritime reliant l'Europe à l'Asie.

L'UDC rappelle que la participation à l'opération militaire Atalanta ou d'autres services militaires actifs à l'étranger ne repose sur aucune base légale. On ne peut la justifier ni par l'alinéa 1, ni par l'alinéa 2 de l'article 69 de la loi militaire. Atalanta est clairement une opération militaire et non pas une opération humanitaire selon l'al. 1; l'al. 2 ne s'applique pas non plus parce que l'ancien ministre de la défense Samuel Schmid avait expressément exclu, lors de l'examen de cette loi, une extension de la notion d'objets dignes de protection et que seules les ambassades suisses ont été explicitement nommées. Les intérêts économiques des armateurs ne sont certainement pas concernés par cette d isposition. La modification proposée de la loi militaire vise à permettre des engagements policiers dans les Etats dits "échoués". Cette argumentation est dangereuse, car il n'existe plus d'Etats à proprement parler dans de nombreuses régions en crise.

Le Conseil fédéral a une fois de plus placé les intérêts des grandes puissances au-dessus de nos principes d'indépendance, de souveraineté et de neutralité. L'UDC est opposée au service actif de l'armée suisse à l'étranger. Si ce projet devait franchir sans encombre le Parlement, elle envisagera le lancement d'un référendum.

(C) Communiqué UDC Suisse, 23.04.2009

Ne vous fichez pas d'être fichés

Représentée par le CN Oskar Freysinger, le conseiller communal d'Hérémence Grégory Logean et le député Eric Jacquod, l'UDCVR a présenté lors d'une CP, vendredi, ses arguments contre le passeport biométrique.
Oskar Freysinger s'est plu à souligner qu'il était indigne de la tradition démocratique de la Suisse de ne pas laisser au citoyen le libre choix entre le passeport traditionnel et le fichage systématique de ses données personnelles. Et de rappeler que jusqu'à présent, seules les empreintes des criminels étaient fichées dans un registre central.

Grégory Logean a rappelé le risque que représente le clonage de données biométriques. Le détenteur d'un passeport ne s'apercevant pas de ce genre de vol, les abus peuvent avoir lieu sans que les autorités soient conscients de la nécessité d'agir. De plus, le fichier central n'est pas exigé par les accords de Schengen et l'Allemagne a renoncé à cette mesure jugée excessive sous la pression de ses citoyens. Eric Jacquod, quant à lui, a expliqué les risques de piratage auquel est soumise la centralisation des données et l'inanité du passeport biométrique en cas de pannes électroniques. Il a aussi relevé que le projet de munir également les cartes d'identité de puces électroniques est en cours et qu'une acceptation du passeport biométrique serait un chèque en blanc pour cette mesure. Il a aussi fustigé le fait que le CF pourra déterminer, sans recours au parlement, à quels tiers il voudra transmettre les données personnelles de ses citoyens.
En raison de toutes ces inquiétudes, l'UDCVR recommande aux citoyens de refuser l'introduction d'un passeport biométrique qui met gravement en péril la sécurité des données et la protection de la sphère privée.

UDCVR
Par son président
Oskar Freysinger

70% d'étrangers dans les prisons: l'UDC réagit

Une semaine avant le congrès extraordinaire de l'UDC sur la politique d'asile et quelques jours après les doutes unanimement émis sur les solutions d'Eveline Widmer-Schlumpf pour enrayer le problème, la statistique sur la surproportion d'étrangers enfermés rallume le débat

Stéphanie Germanier - le 25 avril 2009, 23h18
Le Matin Dimanche

L'UDC ne s'était plus réunie à Berne depuis les échauffourées du 6 octobre 2007, lorsque la ville avait été mise à feu et à sang, lors du défilé des agrariens, en pleine campagne sur les moutons noirs.

Or, ce samedi-là, le parti retourne surdans la Ville fédérale pour défendre à nouveau son initiative en faveur du renvoi des criminels étrangers. Il a convoqué son congrès extraordinaire dans la capitale et, hasard du calendrier, les dernières statistiques nationales sur la privation de liberté viennent lui prêter main-forte: 69,7% de la population carcérale suisse est composée d'étrangers. Un chiffre qui ne révèle aucune augmentation par rapport aux années précédentes, mais un chiffre quasi passé sous couvert vendredi lors de sa publication par l'Office fédéral de la statistique. Car ce pourcentage élevé de population étrangère incarcérée démontre une fois de plus que la loi en vigueur depuis 2007 n'a pas déployé les effets escomptés.

«Un détenu coûte 300 francs par jour»
«Les chiffres sont plus qu'éloquents. Il faut agir et ne pas se contenter de demi-mesures, surtout lorsqu'on sait qu'un détenu coûte 300 francs par jour au contribuable», tonne Kevin Grangier, porte-parole de l'UDC. La nouvelle statistique sous le bras, le parti va galvaniser ses troupes samedi prochain et remettre la compresse pour vanter son projet, plébiscité dans la rue lors de la récolte des signatures et aujourd'hui menacé d'un contre-projet à peine moins rigoriste. «On ne veut plus de mesures gouttes d'eau», affirme pourtant le porte-parole pour dénigrer la mouture que le Conseil fédéral a mise sur pied afin de barrer la route de l'UDC (lire ci-dessous).

Les autres partis dénoncent, eux, l'attitude des Démocrates du centre. «Ces chiffres sur la surpopulation étrangère en prison, nous les connaissons et ils ne nous étonnent pas. Il faut agir, mais pour cela, il faut le vouloir. L'UDC dit non à nos solutions car elle ne veut pas résoudre un problème qui fait son succès électoral», s'emporte Christophe Darbellay, président du PDC.

Même son de cloche du côté des Libéraux Radicaux. «Lorsqu'on veut du rouge et qu'on nous propose du rouge clair, normalement on dit oui. C'est pourtant ce que s'est refusé à faire l'UDC dans ce dossier, puisqu'elle n'entre pas en matière sur nos propositions qui ne sont pas extrêmement éloignées des leurs», raconte Isabelle Moret, vice-présidente des Libéraux-Radicaux.

A gauche, on assure que la législation actuelle suffit. «Il y a eu 143 expulsions en 2007 dans le canton de Vaud, donc le système actuel fonctionne et peut-être encore amélioré», rappelle Ada Marra (PS/VD). Et pas question de donner son blanc-seing au contre-projet si peu éloigné de l'initiative si ce n'est qu'il ne porte pas la griffe du parti décrié pour ses positions vis-à-vis des étrangers. «Le contre-projet implique un principe extrêmement pervers car on introduit des automatismes. Toute personne qui écope de deux ans de prison doit être renvoyé. Cela ne va pas, il faut quand même juger au cas par cas», termine la socialiste.

Détention dans le pays d'origine
Les partis bourgeois espèrent que le dossier passe au plus tôt devant les Chambres fédérales car défendre un nouveau tour de vis dans la loi sur les étrangers reste toujours une opération délicate à quelques mois seulement des élections fédérales de 2011. «Si le contre-projet ne va pas plus loin qu'aujourd'hui, nous sommes loin de gagner devant l'UDC», avertit encore Christophe Darbellay qui n'exclut pas de remettre sur le tapis une de ses propositions, refusée il y a quelques années, et qui exigeait ni plus ni moins de pouvoir emprisonner les criminels étrangers dans leurs pays d'origine. Pour autant que les droits de l'homme y soient respectés et qu'un contrôle soit possible.

Entre serrer la vis et serrer la vis, les partis hésitent encore

 

Toutes les formations politiques sont d'accord: 70% d'étrangers en prison c'est trop. La révision de la loi sur les étrangers votée par le peuple en 2006 n'a pas déployé les effets escomptés et les disparités de traitement des dossiers selon les cantons restent encore trop grandes. Sans compter que le nouveau code pénal ne permet plus au juge de prononcer un renvoi directement au moment du jugement. Tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut donner un tour de vis aux pratiques actuelles et se munir d'une base légale claire qui laisse moins de place aux appréciations. Par exemple en listant les délits qui s'assortissent de renvoi. Les libéraux-radicaux et le PDC mettent tout en oeuvre pour trouver un contre-projet à l'initiative UDC pour le renvoi des criminels étrangers. Un projet qui va, selon eux, trop loin et qui ne fait pas dans la nuance car il réserve le même sort aux meurtriers et aux abuseurs d'assurances sociales par exemple. L'initiative de l'UDC avait pourtant récolté 210 000 signatures dans la rue alors que 100 000 suffisent et ce succès a poussé le Conseil fédéral à proposer sa solution.

Il y a dix jours seulement, tous les partis ont cependant accueilli avec le plus grand scepticisme le contre-projet préparé par les services d'Eveline Widmer-Schlumpf et censé faire barrage aux solutions UDC. «Il ne va pas assez loin», estime par exemple Christophe Darbellay, président du PDC. Les partis se disputent surtout sur la durée de la peine de prison qui peut déboucher sur un renvoi. La mouture actuelle propose de sévir dès qu'une peine dépasse les 2 ans, le PDC pense qu'un an suffirait. «Pour prendre un an, il faut déjà avoir fait quelque chose de très grave», explique Christophe Darbellay.

Du côté des libéraux-radicaux, on préférerait par contre se baser sur le type de crime que sur une notion de temps. «C'est plus juste et cela influencerait moins la décision des juges», estime Isabelle Moret, vice-présidente du parti.

Alors que le contre-projet devrait passer devant le parlement ces prochains mois, l'UDC compte bien utiliser ce laps de temps pour thématiser la criminalité étrangère et imposer son initiative. Une initiative sur laquelle le peuple pourrait bien voter dans le courant 2010, puisqu'aucune majorité ne semble se dégager au Parlement en faveur d'un contre-projet. Car le PS estime toujours qu'une application stricte de la loi actuelle est suffisante pour régler le problème, il refuse pour l'heure de choisir un camp. Et, il renvoie le Conseil fédéral à sa responsabilité de conclure des accords de réadmission avec l'étranger, «car souvent les renvois sont exigés, mais on ne peut pas les appliquer faute d'accord avec le pays d'origine», conclut Ada Marra (PS/VD).


Musée cantonal des Beaux-Arts : Morges dans la course

Communiqué de la Municipalité

Musée cantonal des Beaux-Arts : Morges dans la course

A la suite de la proposition émise par M. le Conseiller communal Pierre Marc Burnand lors de la
séance du Conseil communal du 4 mars dernier, suggérant une candidature de Morges pour
l’accueil du Musée cantonal des Beaux-Arts, la Municipalité a repris la réflexion et a réuni
l’ensemble des forces politiques morgiennes pour en évaluer l’opportunité et mesurer le soutien à
ce projet.

A l’issue d’une séance tenue ce jour, il apparaît que :
· Morges a décidé de faire acte de candidature suite à l'appel lancé à fin février par le Conseil
d’Etat.

· Un terrain idéal est à disposition sur la propriété de la Prairie Sud, sise à proximité
immédiate de la Gare et face à la sortie autoroutière de Morges-Ouest présentant une parfaite
accessibilité en transport public et individuel; cette propriété exceptionnelle de 53'500 m2 offre
une surface constructible généreuse de plus de 10'000 m2 et abrite en outre un parc richement
arboré; l'implantation du Musée des Beaux-Arts à cet endroit est compatible avec la
préservation de la valeur écologique et paysagère du site.
La commune avait réservé ce terrain pour y accueillir des activités de qualité et des projets
d’exception, aussi, la réalisation du Musée cantonal des Beaux-Arts à cet endroit s’inscrit dans
ce qu'il est juridiquement possible de faire et s'articule en complémentarité des autres projets
d’intérêt public actuellement à l’étude (école, piscine couverte).

Enfin, le propriétaire a d’ores et déjà donné son accord.
· Ce projet recueille l’adhésion car il est porteur, rassembleur et tonique. Par ailleurs, les
premières réactions déjà recueillies des milieux économiques et culturels sont positives.
La Municipalité et l’ensemble des forces politiques ont décidé de faire acte de candidature. Dans un
1er temps, pour démarrer le projet, un comité de pilotage a été constitué comprenant la
Municipalité, les partis politiques, le secrétaire municipal, le boursier et la cheffe de service de
l'urbanisme. Dans un 2e temps, pour faire avancer le dossier, il sera étoffé dans les jours à venir de
personnalités morgiennes et de la région, issues du monde des arts, du tourisme, de l'économie et
des milieux de défense du patrimoine.

Au-delà des clivages partisans, Morges tient là un projet fédérateur et stimulant pour toute une
région.

La Municipalité Morges, le 12 mars 2009

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez prendre contact avec :
Mme Nuria Gorrite, syndique, tél. +41 (0)21 804 96 40 ou 078 632 93 62

M. Pierre Marc Burnand, Conseiller communal, tél. +41 (0)21 721 55 09 ou 079 609 79 03

Communiqué de la section UDC Morges

La municipalité de Morges et les différents partis du Conseil Communal se sont retrouvés jeudi matin à l'Hotel de Ville) pour discuter de l’opportunité de déposer la candidature de Morges pour le futur Musée Cantonal des Beaux-arts, en lieu et place de feu-Bellerive. Après quelques contacts avec des élus UDC au niveau cantonal, il a paru que notre section pouvait soutenir cette candidature de principe, sans rentrer pour autant en confrontation avec Lausanne.Ainsi, la municipalité a contacté la famille de goumoens, propriétaire de la parcelle de la Prairie, près de la patinoire, et s’est déclarée prête à vendre pour construire un futur musée cantonal des beaux arts. Cette parcelle est idéalement située a quelques minutes de la gare, et rentre en plein dans le concept PALM, qui fait de Morges de facto partie de l’agglomération Lausannoise. La proximité de l’autoroute et des transports publics serait un grand atout. Enfin, l'affectation actuelle de la parcelle convient au type de projet et ne necessite donc pas de modification du plan d'affectation. Bref, une aubaine.

Tout le monde était d’accord que la candidature ne doit pas être perçue comme étant opportuniste et ne doit pas être vue comme un affront à Lausanne. Mais comme Lausanne  n’arrive pas à trouver un endroit, alors Morges se propose avec un coin idéal proche de Lausanne. Il semble que le rejet ait été motivé par le cade de Bellerive plutôt que pour l’objet lui-même (dont 50% serait payé par des mécènes privés).

Une prochaine réunion du désormais « comité de pilotage du Musée des Beaux-Arts » aura lieu prochainement pour assurer le suivi du projet. Un consultant externe sera choisi pour assurer la promition médiatique.

Rémy Delalande
Conseiller Communal UDC


Le conseil fédéral trahit les citoyens et les clients des banques

(UDC) L'UDC condamne vigoureusement l'abandon du principe de la double incrimination dont vient de décider le Conseil fédéral sans consulter le peuple et le Parlement. Une fois de plus, ce Conseil fédéral angoissé a cédé à un chantage en acceptant tout et n'importe quoi pour ne pas apparaître sur la liste noire. Le secret protégeant les clients des banques et la double incrimination protègent la sphère privée et la propriété privée des citoyens contre l'Etat. L'UDC combattra l'abandon de la double incrimination et cette atteinte du secret protégeant les clients des banques.

La semaine dernière encore, le Conseil fédéral a affirmé qu'il défendait le secret bancaire. Il a juste eu la force de résister une semaine. Par sa décision d'aujourd'hui, le Conseil fédéral a sacrifié un principe vieux de plusieurs siècles et qui a été ancré dans une loi en 1935 avec la loi fédérale sur les banques. Le secret protégeant les clients des banques a été introduit dans une loi à une époque où il s'agissait de protéger des citoyens européens contre la persécution et l'expropriation par des Etats dictatoriaux. Il s'avère une fois de plus que les véritables fossoyeurs du secret protégeant les clients des banques ne sont pas à l'étranger, mais en Suisse et au plus haut niveau. Les intérêts fiscaux de pays endettés jusqu'au cou et qui hurlent aujourd'hui – notamment la France, l'Allemagne et les Etats-Unis – sont bien connus: leur principal objectif est d'affaiblir un concurrent, donc la place financière suisse, tout en ménageant leurs propres places bancaires off-shore. Le G20 n'a aucune légitimité fondée sur le droit international de brandir la menace de listes noires. Mais le plus pénible dans cette affaire, c'est que le Conseil fédéral ait cédé à un chantage grossier et accepté de compromettre des milliers d'emplois dans le secteur financier.

L'UDC s'engage sans compromis pour la double incrimination et pour le secret protégeant les clients des banques. Elle a exigé l'ancrage de ces deux principes dans la Constitution fédérale. Le Conseil fédéral, lui, les a cédés sans rien obtenir en contrepartie. Cela signifie en clair qu'il abandonne l'Etat de droit suisse et qu'il trahit les citoyens et les clients des banques suisses. L'UDC, elle, s'engage pour la sphère privée et la propriété privée des citoyennes et des citoyens. Elle ne veut pas d'un citoyen totalement transparent et complètement contrôlé par l'Etat. La responsabilité individuelle et la confiance sont les deux principaux piliers de la démocratie suisse. En Suisse, où l'on fait une différence entre la soustraction fiscale et la fraude fiscale, l'honnêteté des contribuables est infiniment plus respectée que dans d'autres pays.

L'UDC invite donc une fois de plus le Conseil fédéral à se donner enfin une stratégie claire et à définir des mesures pour répondre fermement aux attaques fiscales et autres chantages de l'étranger. L'UDC rejette sans discuter l'abandon de la double incrimination. Elle combattra donc la modification des accords de double imposition.