DESSIN DE BURKI SUR L'INTERDICTION DE L'AFFICHE DE L'ASIN A LAUSANNE - MAGNIFIQUE!!
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11 Octobre 2009 à 21:55 dans
- Général
Communiqué des Jeunes UDC-Vaud
Les Jeunes UDC-Vaud regrettent fortement la décision de la municipalité de la ville de Lausanne de censurer les affiches concernant l’initiative contre la construction des minarets. Cette décision viole clairement le principe de la liberté d’expression si chère à notre démocratie enviée dans le monde entier, mais pour combien de temps maintenant ? La capitale vaudoise n’aurait-elle plus rien à envier à des villes comme Téhéran ou Pyongyang ?
En effet, il est malheureux que la municipalité joue un rôle d’organe de censure comme dans les années les plus sombres de notre Vieux Continent. Selon eux, les citoyens lausannois ne seraient pas à même de décider seuls de ce qu’ils pensent de l’initiative anti-minarets. Les Jeunes UDC dénoncent ce diktat politique engendré par une municipalité de gauche qui fait de la censure à des fins politiques et non juridiques car cette interdiction ne repose sur aucune base légale et sur aucune plainte.
Cette situation est intolérable, c’est pour cela que les Jeunes UDC-Vaud appellent la municipalité de Lausanne à revenir à la raison en supprimant cette interdiction pour respecter le principe de liberté d’expression et d’opinion, droit fondamental de toute démocratie occidentale. Dans la négative, les Jeunes UDC-Vaud appellent la population lausannoise à sanctionner tous les municipaux actuels lors des prochaines élections communales en les remplaçants par des hommes où des femmes attachés à nos principes démocratiques ainsi qu’à nos droits les plus élémentaires.
De plus, les Jeunes UDC-Vaud seront très attentifs lors de prochaines campagnes sur les affiches des différents autres partis politiques et n’hésiteront pas à dénoncer, le cas échéant, toutes inégalités de traitement.
En conclusion, il est vraiment dommageable que la municipalité de Lausanne ne mette pas la même énergie à régler les problèmes concrets de sécurité (meurtres, trafic de drogue, vols etc.) que pour censurer un parti et interdire une affiche qui est certes virulante mais en aucun cas raciste. Il est clair pour les Jeunes UDC-Vaud que la municipalité de Lausanne essaie de noyer ses échecs politiques en matière de sécurité par de la censure à des fins électorales.
Monsieur Olivier Français ce ne sont pas ces affiches qui sont dangereuses mais bel et bien la ville de Lausanne qui l’est devenue au sens propre comme au figuré….
Pour le comité des Jeunes UDC-Vaud
Nicolas Dayer, Vice-président
Plus d’informations :
nicolas.dayer@bluewin.ch - 079 307 97 33
Communiqué UDC Lausanne
Par l'expression de la force du pouvoir et au mépris total de la démocratie ainsi que de la liberté d'expression, la gauche refuse la controverse et interdit simplement l'affiche sur l'initiative, validée par les chambres fédérales, contre la construction des minarets en Suisse…
L'UDC Lausanne a pris connaissance, avec une grande consternation, de la décision clairement politique de la Municipalité de Lausanne d'interdire la pose de l'affiche du Comité d'initiative ''Contre la construction des minarets'' dans le cadre de l'affichage public de la ville. Cette affiche qui n'émane pas, faut-il le rappeler, de notre parti fait l'objet d'une censure en règle de la classe politique de gauche qui se partage le pouvoir à Lausanne.
Il est plus facile en politique de salir l'adversaire, plutôt que de courir le risque d'une confrontation des idées. Comment comprendre un tel aveuglement d'un courant politique qui a toujours été à la pointe du combat pour les droits de la femme. Faut-il en déduire que la haine de l'UDC supplante aveuglement la défense des droits élémentaires de la femme !
Alors que sous le sceau de la culture, la ville acceptait il y a quelques mois des tags haineux contre certaines personnalités de notre parti. Cette même Municipalité de gauche se permet d'interdire, sur la base d'une simple réflexion politique, la pose d'une affiche défendant une vision qui semble partagée par une importante frange de la population.
L'UDC n'acceptera jamais que pour des raisons de politique électoraliste de gauche on en vienne à mettre en péril les acquis de notre culture judéo-chrétienne. Les Municipaux lausannois aveuglés par les craintes de voir notre parti poursuivre sa croissance en ville, n'ont pas hésité une seconde à s'engager sur le terrain de la censure politique, au mépris des règles démocratiques et d'un traitement équitable des différents acteurs politiques. Après cet aveu de faiblesse et ce refus de débat démocratique, la Municipalité interdira-t-elle à l'avenir à l'UDC de faire campagne lors des prochaines élections communales sous prétexte que notre parti pourrait représenter un réel danger pour les lausannois ? La question peut maintenant se poser ouvertement !
Sous le joug d'une décision émotionnelle et en refusant cette affiche sous de faux prétextes, la Municipalité n'a même pas daigné consulter la commission consultative non permanente chargée d'approfondir les critères relatifs au refus de pose d'affiches pour la ville de Lausanne. Mais pourquoi en aurait-il été autrement puisque la Municipalité fait clairement savoir que cette décision de censure est politique.
En conclusion l'UDC constate que les valeurs démocratiques sont bafouées par les autorités lausannoises et que la censure a remplacé le débat d'idée pour une initiative qui a été validée par nos autorités fédérales.
Devant une telle arrogance et l'interdiction politique proclamée par la Municipalité, l'UDC Lausanne décide de se retirer immédiatement de la commission consultative non permanente chargée d'approfondir les critères relatifs au refus de pose d'affiches pour la ville de Lausanne.
Assaillie par la crainte de voir notre parti poursuivre sa croissance à Lausanne, c'est par un pathétique aveu de faiblesse, dans la précipitation politique et sous la pression de la gauche, que la Municipalité s'est arrogé le droit politique de porter un jugement en lieu et place de la justice.
Lausanne, le 8 octobre 2009
UDC Lausanne
Claude-Alain Voiblet,
Président du groupe UDC au Conseil communal
Communiqué de l'UDC Morges
Alors que les municipalités de Bâle-Ville, Lausanne, Yverdon, et Montreux ont successivement interdit les affiches controversées des opposants aux minarets, la ville de Genève annonce en revanche qu’elle ne mettra pas son veto. La ville de Morges, aussi confrontée la question suite à l'intervention hier soir du conseiller communal Michel Reynolds issu du groupe SVI, devra également se prononcer sur la question lundi prochain.
Pourquoi un tel tollé ?
A écouter certaines villes, ces affiches «véhiculent des images racistes, irrespectueuses et dangereuses», selon la Municipalité de Lausanne, et il serait bon, selon la syndique Morgienne Nuria Gorrite « d'imposer une limite à l'ignoble. Mais avant tout, il faut voir l'aspect juridique. Un boycott pourrait avoir l’effet contraire ».
Ainsi indirectement interpellée, car la direction de l’UDC Suisse ne finance pas directement cette campagne orchestrée par Ulrich Schlüer de l’ASIN, la section morgienne de l’UDC a décidé quand même de s’exprimer sur cet objet, compte tenu que les délégués de l’UDC Suisse et vaudoise ont dores et déjà largement soutenu cette initiative. Il est à noter que les radicaux vaudois, aussi réunis il y a peu en congrès, n'ont rejeté l’initiative QUE par 110 vois contre 75, sans compter les nombreux « laïques » présents dans d’autres partis, y compris peut être le PS.
Comme tout le monde l’a compris, ce débat parallèle autour de l’interdiction - ou non - de l’affiche contre les minarets pose un problème évident au regard de la liberté d’expression garantie par notre constitution. Il est à noter que la Commission Fédérale contre le Racisme a également refusé hier de se prononcer et d’interdire l’affiche, alors que certaines villes sont déjà allées au delà. On rappellera que cette affiche est par ailleurs presque identique à celle utilisée lors de la campagne référendaire de l’an dernier, qui ne représentait qu’un seul minaret transpercant la Suisse mais sans indiquer de femme en burka.
Bien que légitime d’un point de vue juridique, la question de l’interdiction - ou non - des affiches devra faire l’objet d’un recours devant une autorité judiciaire compétente car une décision politicienne d’exécutifs municipaux ne suffira pas. Car rien n’est pire en effet qu’une interdiction ! En opérant de la sorte, on risque de rendre des sujets tabous et d’interdire au peuple de s'exprimer sur des sujets de société qui le concernent pourtant. Le peuple, il faut le rappeler, n’est pas un imbécile ni un gamin qu’on guide par la main. Le peuple est l’organe de décision suprême de toute démocratie, et les cris d’ophraie de politiciens et de journalistes avides d’un ordre mondial omnipotent n’y changeront rien.
D’où sort cette initiative ?
On rappellera que cette initiative de l’ASIN est née de plusieurs cas concrets en Suisse allemande, lorsque des riverains avaient fait recours sans succès contre la construction d’un minaret. Les offices municipaux et cantonaux des constructions avaient rejeté ces recours au motif que le minaret n’était qu’un aménagement architectural sans conséquence, et que la liberté de religion devait être préservée.
Or c’est sur ce point précis que notre parti soutient cette initiative de l’ASIN.
La liberté de religion, c’est aussi le droit d’être athée
Quand les opposants de l’initiative, qui ont par ailleurs produit une contre-affiche très bien faite, brandissent le droit à la liberté de religion, ils confondent de fait liberté de religion et culture liées à l’interprétation de cette religion. On notera en Suisse que la liberté de religion est garantie par la constitution, comme celle de la liberté de pensée qui implique la liberté de changer de religion si on le souhaite, de ne pas respecter les préceptes et codes (vestimentaires ou alimentaires) de sa propre religion, d’épouser une personne d’une autre religion, ou de se convertir, ou d’être athée.
Ainsi dans les faits, les croyants de toute confessions en Suisse ne sont pas pourchassés ni mis en prison, comme dans certaines dictatures d’Afrique du nord, et du Moyen Orient, et peuvent librement se rendre sur un lieu de culte de leur choix. Est-ce à dire que cette liberté inclut des éléments périphériques non inscrits dans les textes sacrés, comme le fait de porter le voile (le hijab, la burka ou le tchador), d’épouser plusieurs femmes, de séparer les filles et les garçons dans les écoles ou les piscines, de sacrifier des moutons sans anesthésie préalable, ou de construire des minarets. Il est évident que ces pratiques culturelles de la religion n’ont pas de place dans un état laïque tel que le notre, où la loi républicaine s’applique à tous sans exception, ni sentimentalisme immigrationiste. Accepter par conséquent des demandes injustifiées de certains groupuscules religieux non indigènes sous le prétexte fallacieux d’appliquer la liberté de religion est par conséquent incompatible avec notre constitution et notre laïcité (une séparation stricte entre l’église et de l’état). Alors que beaucoup de Suisses sont chrétiens mais non pratiquants, la perception d’une nouvelle religion intrusive qui envahit l’espace public avec ses propres rites et coutumes en contradiction totale avec les us et coutumes de ce pays pose de fait un grave problème de cohabitation et d’intégration à long terme.
Islam et non « His-lam »
Alors que des prêtres de différents pays et origines peuvent officier lors de cérémonies chrétiennes , ce n’est pas le cas en ce qui concerne les représentants de différent courants musulmans en Suisse. En effet, malgré quelques efforts œcuméniques effectués au cours des dernières années, pour rapprocher les différentes religions chrétienne, juive et musulmanes, on remarque néanmoins qu’il est très difficile pour un imam par exemple saoudien, d’officier dans une mosquée turque ou bosniaque, et inversement. Le gros problème est donc la recherche d’un islam des lumières, international, qui intègre ces différents mouvements religieux. Comme le disent des musulmans américains, les fideles musulmans doivent pouvoir célébrer leur islam, et non appliquer un islam contrôlé par des hommes barbus rigoristes (his-lam) qui va à l’encontre des mouvements de libération de la femme. Des sondages par internet existent par ailleurs aux USA pour permettre aux fidèles de noter la qualité des imams officiants dans les mosquées, car les musulmans américains se sentent 100% américains.
Le droit à la liberté de religion ne doit pas interdire aux autres religions d’exister, comme par exemple interdire des crucifix dans des classes sous le prétexte que cela pourrait choquer d’autres religions (par exemple la crèche et le sapin de Noël). Au contraire, l’œcuménisme doit primer et chacun doit pouvoir « gouter » aux autres religions et partager un bon repas en communion et en respect avec l’autre. Or demander un traitement de faveur sans offrir la moindre transparence ni dialogue par rapport à ces aspects culturels religieux souvent issus de régions étrangères reculées et pauvres pose un réel problème pour les Suisses de souche.
Il est clair néanmoins que l’interdiction de minarets, même acceptée, ne réglerait pas la question de l’intégrisme tel que financé actuellement par des pays tels que l’Arabie Saoudite salafiste. Il convient aussi de ne pas tomber également dans la bigoterie et d’accorder trop d’importance aux symboles religieux, plutôt qu’au message. Comme en ce qui concerne la demande certains milieux religieux de ne pas anesthésier les moutons avant l’égorgement d’agneaux pour obtenir une viande 100% halal/casher, la pratique d’un abattement digne et sans douleur pour un animal ne doit pas être sacrifiée sur le faux autel de la liberté religieuse.
Le minaret pose donc un problème dans la mesure où son absence n’empêche pas l’expression d’une croyance religieuse. Une revendication trop forte de ces milieux, qui demande une application à 100% de leurs pratiques religieuses sectaires, est un réel danger pour notre société qui a déjà connu au moyen-âge des guerres de religions sanglantes. Ne commettons pas la même erreur et évitons de brusquer la population indigène suisse avec un internationalisme debridé qui veut que les pratiques des immigrants s’applique à 100% chez nous. Il faut préciser que de nombreux suisses respectent les cultures des autres lors de voyages dans des pays musulmans, et il doit en être de même dans notre pays pour ces derniers. Le peuple a réussi à s’affranchir de la domination dogmatique de l’église durant l’inquisition, ne commettons pas la même erreur en nous soumettant à un autre dogmatisme religieux, sous le prétexte tant usé et abusé de tolérance…
On rappellera que le système féodal, y compris chrétien, garantissait au roi une bénédiction divine incontestable auprès du peuple. En démocratie, cette bénédiction divine n’existe plus que formellement comme en début de chaque conseil communal lorsque le président du conseil invoque la bénédiction divine, mais elle n’impose pas un monarque ou un leader religieux à vie, sans pouvoir de contestation. Ne tombons pas dans le même piège, et osons affirmer sans peur nos valeurs laïques qui elles ne sont pas négociables, car au centre de notre système démocratique. La religion peux être un opium pour les gens vulnérables et influençables, ne laissons pas des intégristes instrumentaliser la religion car dieu – ou allah – appartient à tout le monde.
Ci-dessous, trois affiches de goupes de soutien différents:

(Evelyne Widmer-Schlumpf en Burqa)
Le débat est lancé en Suisse: faut-il bannir les burqas? Oui, on n'en veut pas, soulignent beaucoup de voix, mais une prohibition serait aujourd'hui plus néfaste qu'utile
Renaud Michiels - le 25 juin 2009, 22h19
Le Matin
Interdire la burqa? Le débat embrase la France depuis le début du mois. Depuis qu'André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux, a proposé de bannir ces «prisons ambulantes» que porteraient quelque 2500 femmes dans l'Hexagone. Il a depuis été rejoint par de nombreux élus et a obtenu lundi le soutien du président Sarkozy, pour qui ces «signes d'asservissement de la femme» ne sont pas les bienvenus en France.
Le débat, infiniment émotionnel, a traversé la frontière. Le président du PDC Christophe Darbellay se disait hier dans nos colonnes favorable à une interdiction de la burqa en Suisse. A droite, à l'UDC, certains sont prêts à suivre le Valaisan. Liberté de croyance ou pas, d'autres soulignent aussi leur refus de ces voiles islamiques intégraux, recouvrant tête, visage et corps des femmes. «Les burqas ne sont pas les bienvenues en Suisse non plus», résume le conseiller national Antonio Hodgers (Verts/GE). Pourtant, beaucoup ne veulent pas entendre parler d'une interdiction.
«Quelques touristes»
«A part quelques touristes, surtout pendant les Fêtes de Genève, combien de femmes en Suisse portent la burqa: une poignée? Se demande Antonio Hodgers. Aujourd'hui, une interdiction aurait deux effets: faire râler les milieux touristiques et donner l'impression à certains musulmans qu'on ne cesse de les stigmatiser. Quant aux quelques femmes déjà isolées du monde par leur burqa, elles risqueraient de se retrouver cloîtrées chez elles.»
«En France, le climat social sur toutes les questions liées à l'islam est plus que tendu, il existe là-bas une logique d'affrontement et de provocation, note Stéphane Lathion, président du GRIS, Groupe de recherche sur l'islam en Suisse. Mais la Suisse n'est pas la France et on voit ici très peu de burqas, alors ne nous laissons pas parasiter. Si on interdisait aujourd'hui en Suisse ce qui n'existe pas, ce serait jeter de l'huile sur le feu.»
L'interdiction de la burqa divise aussi à droite. «Prohiber un vêtement me semble peu compatible avec la société libérale qui m'est chère, mais ce débat me semble bien théorique, glisse le conseiller national UDC Yves Nidegger. Et si le problème devait apparaître, il me semble que les réponses existent déjà. Des règlements interdisent les «déguisements» qui dissimulent les visages hors des périodes de carnaval. Il suffit de les appliquer.» Invité mardi à la rédaction du «Matin», le radical Pierre Maudet développait la même pensée. Pour le conseiller administratif de la ville de Genève, il n'y a aucun problème à signaler. Donc, pour l'heure, une interdiction créerait surtout une tension.Le voile, dont de nombreuses musulmanes à travers le monde se couvrent la tête, en totalité ou en partie, comporte de nombreuses versions. Elle se retrouve dans de nombreuses traditionset n'est pas forcément liée à l'islam. Le port du voile pour les femmes existe depuis l'Antiquité, par exemple chez les juifs dans la Bible et chez les Arabes bien avant l'avènement de l'islam.
La burqa est à l'origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan, qui l'ont rendue obligatoire, mais elle est loin d'avoir disparu après leur chute.
En France, le port du niqab est plus courant que celui de la burqa. Il s'agit d'un voile sombre qui tombe jusqu'aux pieds et qui couvre le visage à l'exception des yeux.
La burqa est-elle portée par beaucoup de femmes?
Difficile à dire. Il n'existe aucun chiffre susceptible de quantifier le phénomène. La commision d'enquête, si elle se crée, se penchera sur la question.
Qu'en dit l'Islam ?
Le port du voile est évoqué dans le verset 33 53 du Coran comme le montre l'extrait du livreLeChoc Jésus Mahomet de Christian Makarian (ed JC Lattès), directeur adjoint de L'Express. "D'après un hadith attribué à Aïcha, Omar aurait même recommandé au Prophète d'exiger que ses femmes sortent intégralement voilées pour se rendre nuitamment aux lieux d'aisances. Ce que Mahomet aurait refusé. D'un point de vue majoritaire chez les islamologues, on considère que Mahomet était doux avec les femmes. On dit également qu'il était soumis à la forte pression d'Omar, incarnation du rustre bédouin soucieux de maintenir coûte que coûte la domination absolue des hommes.
Néanmoins, au fil des siècles, l'interprétation la plus courante de ce verset consistera à étendre à toutes les femmes le port non pas l'usage de la "tenture" mais le port du voile. C'est cette interprétation, devenue une mauvaise tradition, que combattent aujourd'hui les intellectuelles progressistes, telles que Leïla Babès, qui s'insurge: "L'usage de ce concept comme voile de la femme, et de surcroît appliqué à l'ensemble des musulmanes alors qu'il est réservé aux épouses du Prophète, est un abus et un détournement de sens."
Il est facile d’être de gauche: tout est basé sur la revendication, notamment travailler moins, gagner plus et harceler les riches ou prétendus riches, quitte à ce qu’ils aillent voir ailleurs…
Voici deux ou trois ans, le Grand Conseil vaudois avait refusé une initiative parlementaire proposant le lundi de la Pentecôte comme jour férié. La gauche a lancé une initiative populaire, qui a finalement été acceptée par le peuple, et je m’incline. Mais c’est facile de proposer aux gens un jour férié de plus pour qu’ils aillent faire leurs achats dans le Chablais valaisan ou dans le canton de Fribourg…
Une initiative populaire fédérale des syndicats réclame six semaines de vacances pour tous. Un pays exportateur comme le nôtre peut-il se permettre une telle générosité, alors que de nombreuses usines licencient ou mettent leurs ouvriers au chômage partiel?
Je pense également aux négociations sur l’ouverture nocturne des magasins à Lausanne. Elles ont duré de longues années, parce que la gauche veut fixer les heures d’ouverture en fonction des convenances du personnel, alors que la droite veut les fixer en fonction des désirs de la clientèle.
Dernier exemple, la gestion calamiteuse de la caisse de pensions de Lausanne, qui montre une fois de plus la mentalité de ceux qui prétendent être les défenseurs du peuple: on est le plus généreux possible sans se préoccuper d’un quelconque équilibre financier.
La mentalité de gauche prône une société de loisirs, celle de droite, une société de travail. Il est évident qu’il est plus facile d’être du côté des loisirs et des revendications systématiques.
François Brélaz, député UDC, Cheseaux-sur-Lausanne