Cette année, presque aucun pays de l’UE ne respectera le plafond de déficit budgétaire de 3% du PIB exigé par le Pacte de stabilité et de croissance. Quelques-uns d’entre eux connaîtront des déficits égaux ou supérieurs à 10%, en particulier l’Espagne (10%), le Royaume-Uni (14%) et l’Irlande (16%). La part de la dette allemande est déjà supérieure aux 60% du PIB fixés comme critère de stabilité lors de la création de la zone euro.
Les USA, l’épicentre de la crise, sont en mauvaise position. Le ratio dette publique/PIB aura grimpé de 73% en 2008 à 87% à la fin de l’année. Avec un déficit qui devrait atteindre 11% du PIB l’année prochaine, il est certain que ce ratio dépassera 100% en 2011. Le pays qui fut le symbole de la stabilité et de la puissance du capitalisme affiche maintenant une effrayante similarité avec les pays en développement qui ont été touchés par la crise de la dette au début des années 1980.... En Suisse, les dettes des pouvoirs publics n’ont représenté en 2008 que 41,3% du PIB (après avoir culminé à 55,1% en 2003), la valeur la plus basse depuis 1992!
Le franc suisse, reste donc une fois de plus une valeur sûre, bien plus que le dollar et l'euro qui sont surevalués par rapport à l'ampleur de leur dette. Leurs monnaies ne tiennent qu'au marchés des changes qui ne regardent plus les fondamentaux de la monnaie et qui préfèrent ignorer les réalités. Leur planches à billets tournent à coups de milliards pour financer les nouveau "gosplans" écolo-miques version Obama. On cache l'ampleur des dettes au peuple, et on continue à foncer dans le mur. Jusqu'à quand? On ne peut pas indéfiniment jouer les crésus quand on est pauvre comme Job. A moins de faire du communisme et de rançonner ceux qui travaillent, bien sûr. (ATS)
Par l'expression de la force du pouvoir et au mépris total de la démocratie, ainsi que de la liberté d'expression, la gauche morgienne refuse la controverse et interdit l'affiche sur l'initiative contre la construction de minarets dans notre pays, alors que cette initiative a été validée par les chambres fédérales...
L'UDC prend acte de la décision politique consternante de la Municipalité de Morges d'interdire la pose de cette affiche. Alors qu'elle est associée, à dessein, par les médias à l'UDC, cette affiche n'émane pas de notre parti. Nous ne saurions cependant rester sans réaction devant le mépris de la gauche morgienne qui s'arroge le droit de censurer les porteurs d'une initiative soumise au peuple pour permettre un choix de société.
Notre parti constate qu'il est trop simple de salir l'adversaire en évitant tout débat et risque de confrontation des idées. Comment comprendre un tel aveuglement d'un courant politique qui a toujours été à la pointe du combat pour les libertés et la défense des droits de la femme? Faut-il en déduire que la haine de l'UDC supplante aveuglement la défense des droits élémentaires de la femme dans notre pays ?
L'UDC n'accepte pas qu'une politique électaraliste de gauche mette en péril les acquis de notre culture judéo-chrétienne et les fondements de notre démocratie. Les Municipaux morgiens, aveuglés par les craintes de voir notre parti poursuivre sa croissance, s'engage sur le terrain de la censure politique, au mépris des règles démocratiques et du traitement équitable des différents acteurs politiques. Après cet aveu de faiblesse et ce refus de débat démocratique, la Municipalité interdira-t-elle à l'UDC de faire campagne lors des prochaines élections communales sous prétexte que notre parti représente un danger pour les Morgiens et peut-être pour les autres partis politiques? La question se pose ouvertement!
Alors que la Municipalité, par les paroles de sa syndique, se posait directement les questions de savoir si le réglement permettait cette interdiction, que l'affiche franchissait l'intolérable et que ce boycote allait dans le sens des initiants, une décision émotionnelle refusait cette affiche par de faux prétextes. Mais pourquoi en aurait-il été autrement puisque la Municipalité a exprimé clairement que cette décision de censure était politique
Vous ne pensez pas comme nous, alors taisez-vous!
Repris et adapté de la rubrique "Signature" du Lausanne-Cité
Il y a environ trois semaines, la communauté turco-musulmane de Rheinfelden a installé trois haut-parleurs sur le minaret de la mosquée Alperenler pour l’appel à la prière.
La communauté turque s’était pourtant engagée à ne pas installer de haut-parleurs lorsqu’elle a reçu, en février 2002, l’autorisation de la ville pour la construction d’un minaret . «J’ai le sentiment qu’on s’est fichu de moi», déclare Rolf Karrer, adjoint chargé de l’urbanisme. Il avait à l’époque signé l’accord entre la communauté et la ville. Dans la polémique sur la construction du minaret, M. Karrer avait intercédé en faveur des musulmans. Et non sans problème : « J’avais eu à l’époque beaucoup d’ennuis avec les citoyens qui étaient contre le minaret ». M. Karrer considère l’installation de haut-parleurs par la communauté islamo-turque, malgré l’accord, comme un abus de confiance. «Peut-être cherchent-ils à tester les limites » s’énerve-t-il. La ville ne compte pas se laisser faire. Les autorités seraient en train de statuer sur la question.
Du provisoire ?
Bedri Karakilinc, l’un des dirigeants de la communauté islamo-turque, estime lui n’avoir commis aucune faute. Au moment de l’autorisation de construction du minaret, seul un nombre maximum de décibels avait été fixé. Selon M. Karakilinc, les haut-parleurs ne seraient pas interdits. L’aménagement actuel comprenant des haut-parleurs de 30 Watts aurait été installé dans un emplacement prévu à cet effet mais également provisoire. Un électricien devrait bientôt changer l’installation pour la remplacer par une autre.
Bien que les haut-parleurs n’aient été utilisés que le vendredi (le jour de la semaine le plus important pour les musulmans), personne ne s’était encore plaint du volume. Jusqu’à vendredi dernier. Un habitant de Rheinfelden a entendu la voix du muezzin jusqu’à l’entreprise Gottstein située en face, et ce alors que la porte était fermée. Il a écrit au Maire, M. Niethammer, en lui demandant si l’installation était autorisée.
Volume limité
“Il existe un accord très clair, selon lequel l’appel à la prière du minaret doit être réalisé uniquement à la voix, sans aucune amplification électrique », déclare M. Niethammer, qui a appris l’existence de l’installation lundi matin. Aucun volume maximum n’a jamais été établi, insiste-t-il. Le sujet étant très délicat, il souhaite encore se pencher en détails sur la question avant de rendre un verdict.
Werner Ross de l’association islamo-chrétienne de Rheinfelden est profondément déçu : « muet et désemparé“, dit-il. M. Ross milite comme président de l’association pour une meilleure cohabitation entre les musulmans et les personnes d’autres confessions. L’installation de haut-parleurs provoquera immanquablement l’indignation des gens contre la communauté islamo-turque. De la même manière, une partie du travail de M. Ross serait réduite à néant. En effet, la communauté avait jusque là réussi à avoir bonne réputation. Tout dernièrement, lors du week-end il y a deux semaines, les musulmans avaient organisé la journée annuelle portes ouvertes de la mosquée.
Un abus de confiance
M. Ross ne s’explique pas le comportement des dirigeants de la communauté : « je pars du principe que les responsables de la communauté savent qu’ils ne doivent pas installer de haut-parleurs ». Il s’est montré très surpris, car la communauté avait jusqu’alors toujours déclaré qu’elle ne voulait en aucune circonstance créer des provocations.
M. Ross a lui-même également appris l’existence des haut-parleurs lundi. Dans une récente réunion de l’association islamo-chrétienne, pas un mot du dirigeant de la communauté islamo-turque. M. Ross s’apprête maintenant à statuer avec ses collègues de l’association sur cette « rupture de confiance ». Pour lui, il n’y a qu’une solution : la communauté islamo-turque doit enlever ses haut-parleurs. source en allemand(Merci à Lucide pour la traduction)
———— 1er résumé publié :
Les Turcs musulmans de Rheinfelden ont installé trois haut-parleurs sur le minaret de la mosquée locale, contrairement à ce qu’ils avait promis en 2002, lors de la construction.
Les haut-parleurs fonctionnent le vendredi depuis 3 semaines, sans qu’il y ait de plainte formelle. Mais ce vendredi-ci, un habitant les a entendus depuis une boutique dont la porte était pourtant fermée. Il a écrit au maire pour demander si la sonorisation était autorisée.
Le maire s’est rendu sur place. Il a déclaré qu’il avait été convenu de faire l’appel à la prière sans amplification (mais sans parler de volume en décibels). Il n’a pris aucune décision pour le moment.
Bedri, responsable des Turcs musulmans de la ville, déclare lui que l’accord était de ne pas mettre de haut parleur d’une puissance supérieure à 30 watts.
Selon Werner Ross, de l’association pour le dialogue entre chrétiens-musulmans, les haut-parleurs sont contraires à l’accord passé. Il se dit soucieux et craint de voir les gens se braquer contre les Turcs musulmans. Il demande en conséquence d’enlever les hauts parleurs.
La section UDC Morges a appris par voie de presse la décision de la municipalité lundi d'interdire l'affiche anti-minaret, suivant ainsi malheureusement les talibans du politiquement correct sévissant dans d'autres villes de Suisse, au nom de la prétendue liberté de religion (en fait surtout celle des autres qui ne veulent pas s'intégrer) ainsi que pour eviter de possibles troubles à l'ordre public.
D'autres villes fort heureusement ne sont pas du même avis: La Municipalité de La Tour-de-Peilz estime de son côté que ces affiches «ne sont que le résultat de la validation de l'initiative par les Chambres fédérales». Dès lors, elle n'interdira pas leur pose par ses partisans. Même son de cloche à Schaffhouse où la Municipalité autorise l'affiche. Bien qu'elle se distancie de son contenu «problématique», la Ville souhaite respecter une valeur garantie par la constitution: la liberté d'opinion.
La section UDC Morges a néanmoins demandé, pour l'instant sans réponse, quelle bases légales seront appliquées, ainsi que le montant de l'amende en cas d'infraction. Car dans les faits, l'affiche a été publiée dans les journaux sans générer aucun débordement public ni émeutes. Ainsi, la pertinence de cette interdiction reste à démontrer, et reste illégale sans jugement par un tribunal.
Face à cette dérive de l'état de droit qui permet à des executifs partisants d'émettre des décrets d'interdiction, il faut affirmer au contraire que la liberté d'expression est le gage de notre démocratie, n'en déplaise à des cohortes de sociologues internationalistes qui veulent contrôler notre pensée.
Egalement, on rappellera la définition du Totalitarisme, par Raymond ARON, dans Démocratie et Totalitarisme (Folio Essais, Gallimard, 1965)
1. Le phénomène totalitaire intervient dans un régime qui accorde à un parti le monopole de l’activité politique.
2. Le parti monopolistique est animé ou armé d’une idéologie à laquelle il confère une autorité absolue et qui, par suite, devient la vérité officielle de l’État.
3. Pour répandre cette vérité officielle, l’État se réserve à son tour un double monopole, le monopole des moyens de force et celui des moyens de persuasion. L’ensemble des moyens de communication, radio, télévision, presse, est dirigé, commandé par l’État et ceux qui le représentent.
4. La plupart des activités économiques et professionnelles sont soumises à l’État et deviennent, d’une certaine façon, partie de l’État lui-même. Comme l’État est inséparable de son idéologie, la plupart des activités économiques et professionnelles sont colorées par la vérité officielle.
5. Tout étant désormais activité d’État et toute activité étant soumise à l’idéologie, une faute commise dans une activité économique ou professionnelle est simultanément une faute idéologique. D’où, au point d’arrivée, une politisation, une transfiguration idéologique de toutes les fautes possibles des individus et, en conclusion, une terreur à la fois policière et idéologique. (…) Le phénomène est parfait lorsque tous ces éléments sont réunis et pleinement accomplis. » (source)
Les Jeunes UDC-Vaud regrettent fortement la décision de la municipalité de la ville de Lausanne de censurer les affiches concernant l’initiative contre la construction des minarets. Cette décision viole clairement le principe de la liberté d’expression si chère à notre démocratie enviée dans le monde entier, mais pour combien de temps maintenant ? La capitale vaudoise n’aurait-elle plus rien à envier à des villes comme Téhéran ou Pyongyang ?
En effet, il est malheureux que la municipalité joue un rôle d’organe de censure comme dans les années les plus sombres de notre Vieux Continent. Selon eux, les citoyens lausannois ne seraient pas à même de décider seuls de ce qu’ils pensent de l’initiative anti-minarets. Les Jeunes UDC dénoncent ce diktat politique engendré par une municipalité de gauche qui fait de la censure à des fins politiques et non juridiques car cette interdiction ne repose sur aucune base légale et sur aucune plainte.
Cette situation est intolérable, c’est pour cela que les Jeunes UDC-Vaud appellent la municipalité de Lausanne à revenir à la raison en supprimant cette interdiction pour respecter le principe de liberté d’expression et d’opinion, droit fondamental de toute démocratie occidentale. Dans la négative, les Jeunes UDC-Vaud appellent la population lausannoise à sanctionner tous les municipaux actuels lors des prochaines élections communales en les remplaçants par des hommes où des femmes attachés à nos principes démocratiques ainsi qu’à nos droits les plus élémentaires.
De plus, les Jeunes UDC-Vaud seront très attentifs lors de prochaines campagnes sur les affiches des différents autres partis politiques et n’hésiteront pas à dénoncer, le cas échéant, toutes inégalités de traitement.
En conclusion, il est vraiment dommageable que la municipalité de Lausanne ne mette pas la même énergie à régler les problèmes concrets de sécurité (meurtres, trafic de drogue, vols etc.) que pour censurer un parti et interdire une affiche qui est certes virulante mais en aucun cas raciste. Il est clair pour les Jeunes UDC-Vaud que la municipalité de Lausanne essaie de noyer ses échecs politiques en matière de sécurité par de la censure à des fins électorales.
Monsieur Olivier Français ce ne sont pas ces affiches qui sont dangereuses mais bel et bien la ville de Lausanne qui l’est devenue au sens propre comme au figuré….
Par l'expression de la force du pouvoir et au mépris total de la démocratie ainsi que de la liberté d'expression, la gauche refuse la controverse et interdit simplement l'affiche sur l'initiative, validée par les chambres fédérales, contre la construction des minarets en Suisse…
L'UDC Lausanne a pris connaissance, avec une grande consternation, de la décision clairement politique de la Municipalité de Lausanne d'interdire la pose de l'affiche du Comité d'initiative ''Contre la construction des minarets'' dans le cadre de l'affichage public de la ville. Cette affiche qui n'émane pas, faut-il le rappeler, de notre parti fait l'objet d'une censure en règle de la classe politique de gauche qui se partage le pouvoir à Lausanne.
Il est plus facile en politique de salir l'adversaire, plutôt que de courir le risque d'une confrontation des idées. Comment comprendre un tel aveuglement d'un courant politique qui a toujours été à la pointe du combat pour les droits de la femme. Faut-il en déduire que la haine de l'UDC supplante aveuglement la défense des droits élémentaires de la femme !
Alors que sous le sceau de la culture, la ville acceptait il y a quelques mois des tags haineux contre certaines personnalités de notre parti. Cette même Municipalité de gauche se permet d'interdire, sur la base d'une simple réflexion politique, la pose d'une affiche défendant une vision qui semble partagée par une importante frange de la population.
L'UDC n'acceptera jamais que pour des raisons de politique électoraliste de gauche on en vienne à mettre en péril les acquis de notre culture judéo-chrétienne. Les Municipaux lausannois aveuglés par les craintes de voir notre parti poursuivre sa croissance en ville, n'ont pas hésité une seconde à s'engager sur le terrain de la censure politique, au mépris des règles démocratiques et d'un traitement équitable des différents acteurs politiques. Après cet aveu de faiblesse et ce refus de débat démocratique, la Municipalité interdira-t-elle à l'avenir à l'UDC de faire campagne lors des prochaines élections communales sous prétexte que notre parti pourrait représenter un réel danger pour les lausannois ? La question peut maintenant se poser ouvertement !
Sous le joug d'une décision émotionnelle et en refusant cette affiche sous de faux prétextes, la Municipalité n'a même pas daigné consulter la commission consultative non permanente chargée d'approfondir les critères relatifs au refus de pose d'affiches pour la ville de Lausanne. Mais pourquoi en aurait-il été autrement puisque la Municipalité fait clairement savoir que cette décision de censure est politique.
En conclusion l'UDC constate que les valeurs démocratiques sont bafouées par les autorités lausannoises et que la censure a remplacé le débat d'idée pour une initiative qui a été validée par nos autorités fédérales.
Devant une telle arrogance et l'interdiction politique proclamée par la Municipalité, l'UDC Lausanne décide de se retirer immédiatement de la commission consultative non permanente chargée d'approfondir les critères relatifs au refus de pose d'affiches pour la ville de Lausanne.
Assaillie par la crainte de voir notre parti poursuivre sa croissance à Lausanne, c'est par un pathétique aveu de faiblesse, dans la précipitation politique et sous la pression de la gauche, que la Municipalité s'est arrogé le droit politique de porter un jugement en lieu et place de la justice.
Lausanne, le 8 octobre 2009
UDC Lausanne
Claude-Alain Voiblet, Président du groupe UDC au Conseil communal
Alors que les municipalités de Bâle-Ville, Lausanne, Yverdon, et Montreux ont successivement interdit les affiches controversées des opposants aux minarets, la ville de Genève annonce en revanche qu’elle ne mettra pas son veto. La ville de Morges, aussi confrontée la question suite à l'intervention hier soir du conseiller communal Michel Reynolds issu du groupe SVI, devra également se prononcer sur la question lundi prochain.
Pourquoi un tel tollé ?
A écouter certaines villes, ces affiches «véhiculent des images racistes, irrespectueuses et dangereuses», selon la Municipalité de Lausanne, et il serait bon, selon la syndique Morgienne Nuria Gorrite « d'imposer une limite à l'ignoble. Mais avant tout, il faut voir l'aspect juridique. Un boycott pourrait avoir l’effet contraire ».
Ainsi indirectement interpellée, car la direction de l’UDC Suisse ne finance pas directement cette campagne orchestrée par UlrichSchlüer de l’ASIN, la section morgienne de l’UDC a décidé quand même de s’exprimer sur cet objet, compte tenu que les délégués de l’UDC Suisse et vaudoise ont dores et déjà largement soutenu cette initiative. Il est à noter que les radicaux vaudois, aussi réunis il y a peu en congrès, n'ont rejeté l’initiative QUE par 110 vois contre 75, sans compter les nombreux « laïques » présents dans d’autres partis, y compris peut être le PS.
Comme tout le monde l’a compris, ce débat parallèle autour de l’interdiction - ou non - de l’affiche contre les minarets pose un problème évident au regard de la liberté d’expression garantie par notre constitution. Il est à noter que la CommissionFédéralecontre le Racisme a également refusé hier de se prononcer et d’interdire l’affiche, alors que certaines villes sont déjà allées au delà. On rappellera que cette affiche est par ailleurs presque identique à celle utilisée lors de la campagne référendaire de l’an dernier, qui ne représentait qu’un seul minaret transpercant la Suisse mais sans indiquer de femme en burka.
Bien que légitime d’un point de vue juridique, la question de l’interdiction - ou non - des affiches devra faire l’objet d’un recours devant une autorité judiciaire compétente car une décision politicienne d’exécutifs municipaux ne suffira pas. Car rien n’est pire en effet qu’une interdiction ! En opérant de la sorte, on risque de rendre des sujets tabous et d’interdire au peuple de s'exprimer sur des sujets de société qui le concernent pourtant. Le peuple, il faut le rappeler, n’est pas un imbécile ni un gamin qu’on guide par la main. Le peuple est l’organe de décision suprême de toute démocratie, et les cris d’ophraie de politiciens et de journalistes avides d’un ordre mondial omnipotent n’y changeront rien.
D’où sort cette initiative ?
On rappellera que cette initiative de l’ASIN est née de plusieurs cas concrets en Suisse allemande, lorsque des riverains avaient fait recours sans succès contre la construction d’un minaret. Les offices municipaux et cantonaux des constructions avaient rejeté ces recours au motif que le minaret n’était qu’un aménagement architectural sans conséquence, et que la liberté de religion devait être préservée.
Or c’est sur ce point précis que notre parti soutient cette initiative de l’ASIN.
La liberté de religion, c’est aussi le droit d’être athée
Quand les opposants de l’initiative, qui ont par ailleurs produit une contre-affiche très bien faite, brandissent le droit à la liberté de religion, ils confondent de fait liberté de religionetculture liées à l’interprétation de cette religion. On notera en Suisse que la liberté de religion est garantie par la constitution, comme celle de la liberté de pensée qui implique la liberté de changer de religion si on le souhaite, de ne pas respecter les préceptes et codes (vestimentaires ou alimentaires) de sa propre religion, d’épouser une personne d’une autre religion, ou de se convertir, ou d’être athée.
Ainsi dans les faits, les croyants de toute confessions en Suisse ne sont pas pourchassés ni mis en prison, comme dans certaines dictatures d’Afrique du nord, et du Moyen Orient, et peuvent librement se rendre sur un lieu de culte de leur choix. Est-ce à dire que cette liberté inclut des éléments périphériques non inscrits dans les textes sacrés, comme le fait de porter le voile (le hijab, la burka ou le tchador), d’épouser plusieurs femmes, de séparer les filles et les garçons dans les écoles ou les piscines, de sacrifier des moutons sans anesthésie préalable, ou de construire des minarets. Il est évident que ces pratiques culturelles de la religion n’ont pas de place dans un état laïque tel que le notre, où la loi républicaine s’applique à toussans exception, ni sentimentalisme immigrationiste. Accepter par conséquent des demandes injustifiées de certains groupuscules religieux non indigènes sous le prétexte fallacieux d’appliquer la liberté de religion est par conséquent incompatible avec notre constitution et notre laïcité (une séparation stricte entre l’église et de l’état). Alors que beaucoup de Suisses sont chrétiens mais non pratiquants, la perception d’une nouvelle religion intrusive qui envahit l’espace public avec ses propres rites et coutumes en contradiction totale avec les us et coutumes de ce pays pose de fait un grave problème de cohabitation et d’intégration à long terme.
Islam et non « His-lam »
Alors que des prêtres de différents pays et origines peuvent officier lors de cérémonies chrétiennes , ce n’est pas le cas en ce qui concerne les représentants de différent courants musulmans en Suisse. En effet, malgré quelques efforts œcuméniques effectués au cours des dernières années, pour rapprocher les différentes religions chrétienne, juive et musulmanes, on remarque néanmoins qu’il est très difficile pour un imam par exemple saoudien, d’officier dans une mosquée turque ou bosniaque, et inversement. Le gros problème est donc la recherche d’un islam des lumières, international, qui intègre ces différents mouvements religieux. Comme le disent des musulmans américains, les fideles musulmans doivent pouvoir célébrer leur islam, et non appliquer un islam contrôlé par des hommes barbus rigoristes (his-lam) qui va à l’encontre des mouvements de libération de la femme. Des sondages par internet existent par ailleurs aux USA pour permettre aux fidèles de noter la qualité des imams officiants dans les mosquées, car les musulmans américains se sentent 100% américains.
Le droit à la liberté de religion ne doit pas interdire aux autres religions d’exister, comme par exemple interdire des crucifix dans des classes sous le prétexte que cela pourrait choquer d’autres religions (par exemple la crèche et le sapin de Noël). Au contraire, l’œcuménisme doit primer et chacun doit pouvoir « gouter » aux autres religions et partager un bon repas en communion et en respect avec l’autre.Or demander un traitement de faveur sans offrir la moindre transparence ni dialogue par rapport à ces aspects culturels religieux souvent issus de régions étrangères reculées et pauvrespose un réel problème pour les Suisses de souche.
Il est clair néanmoins que l’interdiction de minarets, même acceptée, ne réglerait pas la question de l’intégrisme tel que financé actuellement par des pays tels que l’Arabie Saoudite salafiste. Il convient aussi de ne pas tomber également dans la bigoterie et d’accorder trop d’importance aux symboles religieux, plutôt qu’au message. Comme en ce qui concerne la demande certains milieux religieux de ne pas anesthésier les moutons avant l’égorgement d’agneaux pour obtenir une viande 100% halal/casher, la pratique d’un abattement digne et sans douleur pour un animal ne doit pas être sacrifiée sur le faux autel de la liberté religieuse.
Le minaret pose donc un problème dans la mesure où son absence n’empêche pas l’expression d’une croyance religieuse. Une revendication trop forte de ces milieux, qui demande une application à 100% de leurs pratiques religieuses sectaires, est un réel danger pour notre société qui a déjà connu au moyen-âge desguerres de religions sanglantes. Ne commettons pas la même erreur et évitons de brusquer la population indigène suisse avec un internationalisme debridé qui veut que les pratiques des immigrants s’applique à 100% chez nous. Il faut préciser que de nombreux suisses respectent les cultures des autres lors de voyages dans des pays musulmans, et il doit en être de même dans notre pays pour ces derniers. Le peuple a réussi à s’affranchir de la domination dogmatique de l’église durant l’inquisition, ne commettons pas la même erreur en nous soumettant à un autre dogmatisme religieux, sous le prétexte tant usé et abusé de tolérance…
On rappellera que le système féodal, y compris chrétien, garantissait au roi une bénédiction divine incontestable auprès du peuple. En démocratie, cette bénédiction divine n’existe plus que formellement comme en début de chaque conseil communal lorsque le président du conseil invoque la bénédiction divine, mais elle n’impose pas un monarque ou un leader religieux à vie, sans pouvoir de contestation. Ne tombons pas dans le même piège, et osons affirmer sans peur nos valeurs laïques qui elles ne sont pas négociables, car au centre de notre système démocratique. La religion peux être un opium pour les gens vulnérables et influençables, ne laissons pas des intégristes instrumentaliser la religion car dieu – ou allah – appartient à tout le monde.
Ci-dessous, trois affiches de goupes de soutien différents: